Voyages dans les îles de Polynésie… et ailleurs.
Rangiroa.
Nous décollons de Tahiti dans la joie et la bonne humeur. Ça fait un petit moment qu’on prépare cette escapade et on a hâte d’y être. Le décollage se passe bien, à peine une légère crispation fessière pendant le virage sur l’aile qui nous envoie dans la bonne direction et en route!!! Destination: les Tuamotu, Rangiroa pour être tout à fait précis.
Rangiroa est le deuxième plus grand atoll au monde: 80 km de long et 35 de large. (Le plus grand est l’île Christmas dans les Kiribati, avec un point culminant à 12 mètres: la Colline de Joe. :wink: )
Composé de 415 goupes de motus, son lagon contiendrait la totalité de Tahiti. Son nom signifie « Ciel immense », il a un peu la forme d’un œil allongé. Du ciel, il semble fragile, barrière frêle sur laquelle vient se heurter l’océan. Le lagon, dont la profondeur n’excède pas une quarantaine de mètres, distille une variété subtile de bleus. Caressé par les alizés, la température y oscille entre 24 et 28°.
Deux passes principales, Tiputa et Avatoru du même nom que les deux principaux villages, permettent le passage de navires importants assurant ainsi le ravitaillement. C’est assez étonnant d’apercevoir un Cargo passer à quelques encablures!
Paradoxalement, bien qu’il n’existe qu’une seule portion de route n’excédant pas 13 km, les voitures semblent pulluler! 250 véhicules se croiseraient sur ce mince ruban… Cependant ce sont les bateaux qui dominent: les speedboats. Nous sommes surpris de l’absence quasi-totale de voiliers. Nous pensions en voir quantité… Est-ce dû aux nombreux affleurements ?
Si, à Papeete, la voiture est un signe extérieur fort, les bateaux de 300 cv à Rangiroa ne sont pas rares. Ils parcourent le lagon à grands renforts de vrombissements, balafrant la houle d’un sillage écumeux.
L’atoll est tellement vaste que se rendre d’un point à un autre peut demander deux heures ou plus. On peut ici comprendre l’utilité de tels engins! Véritable mer intérieure, le lagon s’enfle de vagues rugueuses rudoyant les passagers des bateaux qui veulent le traverser.
Du centre, on distingue à peine les cocotiers frangeant de cils cet œil immense.
Site de plongée mondialement reconnu, Rangiroa attire force porteurs de bouteilles. Le mur de requins, les raies Mantas ou léopard, requins-marteaux, citrons, pointes blanches et autres tigres promettent des plongées intenses et inoubliables. Les dauphins se joignent parfois à la danse tandis que les tortues flanent paresseusement. Une multitude de poissons bigarrés vient à la rencontre des visiteurs bruyants et patauds, se moquant de la lourdeur de leurs gestes, s’amusant de leur lenteur là où un coup de nageoire imperceptible suffit à les propulser hors de portée.
Masque et tuba suffisent amplement à se faire entourer par les plus effrontés des habitants lagonaires. Parfois, une forme fuselée plane sur le fond, s’enroulant autour des rochers avant de faire volte-face vivement d’un coup de queue nerveux.
A la descente de l’avion, nous sommes attendus par nos hôtes de la pension Cécile. Composée de sept bungalows sur pilotis face au lagon et de deux autres côté jardin, agrémentés d’une petite terrasse, confortables, spacieux et d’une proporeté méticuleuse, ils s’ouvrent aux alizés et bruissent du souffle marin. Il n’y a quasiment pas d’eau douce sur les atolls, elle est en outre très saumâtre. L’eau de pluie est donc récupérée et précieusement conservée dans de grandes citernes. L’eau chaude est absente, les douches sont, par conséquent, très vivifiantes!!! Mais rien d’insurmontable: c’est pas le Pôle Nord!
Et, très franchement, on s’y fait très bien!
Les repas se prennent à l’appel de la cloche sous un fare pote, rapprochant les convives autour d’une cuisine locale simple et excellente. Poisson cru et grillé, riz parfumé, tarte coco… Miam! Le poisson est un bec de cane. Notre hôte nous explique que ce poisson ne se rencontre qu’à certaines périodes de l’année en en nouvelle lune. La pêche du jour se comptant à une centaine de pièces, nous sommes assurés de connaître le menu!!!
C’est aussi le moment de programmer les activités du lendemain. La pension se chargeant de prendre contact avec les différents prestataires, nous optons pour une visite du Lagon Bleu, tandis que d’autres choisissent, qui de plonger, qui de flâner au bord du lagon ou de visiter le village…
Allez, à demain!
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par Bracame le 19 mai 2008 à 17:14, et placée dans Archipel des Tuamotu, Rangiroa, Récits, anecdotes et photos.. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse, ou bien un trackback depuis votre site. |









MacDk
about 2 years ago
Bon kesse tu fous ring ??? Ca râle, ça rale quand y’a pas les photos, et quand elles y sont on dit plus rien…
about 2 years ago
@MiB: l’est passé en coup de vent… Les requins l’ont impressionné!!!
about 2 years ago
Tiens, ça refonctionne sous Firefox avec un thème tout pourrave
about 2 years ago
Je sais!!! En fait le bug semble lié à NextGen et Mandigo. Je n’ai pas d’autre piste pour le moment. J’en profite pour tester un thème que j’avais vu passer il y a quelque temps.
Ce qui est chiant, c’est que beaucoup de modifications faites dans Mandigo ne fonctionne pas ici. Plus qu’à souhaiter que les auteurs trouvent une solution!!! :sad:
about 2 years ago
il faudra prendre des photos de tiputa sur le centre du village de tiputa et le centre du village de avatoru.
about 2 years ago
Bonjour et merci de ce petit commentaire!
Pour les photos de Tiputa et Avatoru, il faudra attendre notre prochain séjour…