Tetiaroa, l’atoll des îles du vent.
Destination Tetiaroa, situé à 42 km au nord de Tahiti. C’est le seul atoll de l’archipel des Iles du Vent. Totalement fermé, son récif barrière n’offre pas d’accès navigable au lagon depuis la haute mer. Il faut une agilité démoniaque et un estomac accroché pour surfer la vague permettant de franchir le récif. Propriété privée, appartenant à Marlon Brando depuis 1965, l’intérieur de l’île est interdit mais il est possible de passer la journée sur la plage et de visiter (avec un guide) l’île aux oiseaux.
On a du bol, la mer est belle et la journée semble vouloir se profiler façon tempête de soleil.
Pas à dire, lorsque les profs sortent, les glacières sont garnies! On ne devrait pas mourir de faim… ni de soif d’ailleurs! C’est parti pour un peu plus de deux heures de mer sur un catamaran. Ça monte, ça descend, ça éclabousse à gros paquets. Les téméraires installés dans le filet sont rapidement trempés genre hameçon. Personne ne réclame de vert à lèvres pour un raccord, on ne laissera pas de trainée derrière nous.
L’océan semble désert à part quelques poissons volants qui filent au ras des vagues. Raté pour les dauphins. On est content d’ apercevoir enfin une ligne verte sur l’horizon, c’est moyennement confortable le pont d’un catamaran! Le revêtement anti-dérapant me ponce les fesses. Je vais être défiguré !!! Ressembler à un babouin !!! Quelle journée ! Quelle horreur ! (Quoi ? Y’avait longtemps que je ne vous avais pas parlé de mes fesses non ?)
Le débarquement s’organise par paire. Le zodiac n’est pas immense, en outre il ne faut pas être trop chargé pour franchir le récif. Un bond sur la vague, des zigzags plein pot pour passer entre les patates qui affleurent et on met pied à sable. On doit se cogner une bonne vingtaine de minutes à pince pour gagner la plage où nous sommes tolérés. Les glacières seront livrées directement sur place. Heureusement… Par contre on se pogne le reste. C’est pas drôle, Robinson avait Vendredi au moins…
Allez, briefing sur ce que l’on peut faire ou pas et destination le motu abritant les oiseaux. L’eau est turquoise mais opaque. J’ose pas imaginer ce qui nous tourne autour des guibolles.
L’apéro crie et se lamente, les bouteilles gémissent de leur abandon dans les glacières… Tant de cruauté nous étreint le cœur et nous faisons de notre mieux pour éteindre ces souffrances intolérables. Enfin dorloté comme il se doit, l’apéro se calme et glougloutte gentiment dans les gosiers accueillants.
La digestion s’impose… C’est le moment de flinguer à tout va les paysages qui s’étalent.
Avant de réembarquer pour le retour… Ce coup-ci, je cale une serviette rembourrée sous mon séant. L’ambiance est joyeuse, l’apéro chante encore dans les têtes, la journée a été belle et la balade en mer s’annonce magnifique…

Entre parenthèses, j’attends toujours des photos de vahinés…
Sinon, j’ai l’impression que junior fait du lard :shock: