Nouvelle-Calédonie : un peu de tourisme
Nous quittons Sarraméa. Sur la route nous faisons un « stop » pour visiter une plantation de café grand cru.
Puis nous poursuivons avec une halte à Fort Téremba. C’est l’association Marguerite qui sauve le fort de l’abandon en obtenant son rachat et son classement comme monument historique en 1989.
Le pénitencier de Téremba est construit en 1871 sur le plateau qui domine la baie d’Uraï. Son fondateur, Gaultier de la Richerie veut que cet établissement devienne le centre administratif et pénitentiaire du vaste territoire qui s’étend sur La Foa, Farino et Moindou. L’insurrection canaque, menée par le chef Ataï en 1878 trouve son origine dans le besoin grandissant de terres dévolues aux bagnards « méritants ». En effet, ces bagnards exilés sans possibilité de retour, (20000 « chapeaux de paille » seront ainsi envoyés en Nouvelle-Calédonie entre 1864 et 1897 !) reçoivent un petit lot de terre qu’ils exploitent dans les centres de colonisation pénale de La Foa, Bourail ou Pouembout. Ils reçoivent une formation agricole dans le pénitencier de Fonwhary près de Téremba. Ils ont en outre la permission de faire venir leur famille ou d’épouser des condamnées. La population calédonienne compte aujourd’hui de nombreux descendants de ces bagnards.
Nous décidons de tester la résistance de notre voiture de location pour aller jusqu’à la Plage aux tortues. Nous découvrons alors de magnifiques pins colonnaires. Survivants du Trias, lorsque le Gondwana ne formait qu’un seul super-continent. A l’heure actuelle, il ne subsiste que 19 espèces, dont 13 sont endémiques à la Nouvelle-Calédonie. Symbole phallique pour les mélanésiens, il représente la virilité et la puissance du chef, planté autour de sa case.
Coucher de soleil sur la mangrove
Magnifique