On s’est levé tout frétillant à l’idée de contempler enfin cet endroit magique. Faut dire que Yann Arthus-Bertrand nous en avait mis plein les mirettes ! On s’était fait le film, j’avais déjà les photos plein la tête. Je ne me rappelle pas avoir été excité comme ça à l’idée de découvrir un paysage. La chair de poule ! Quasi ! C’était même pas la peine de démarrer le 4×4, je l’aurais tiré à rendre neurasthénique une meute de huskies.

On attaque la montagne, incrédule je vois des piétons s’appuyer la pente vertigineuse d’une rando de 5 heures !

A mesure que nous nous élevons, l’excitation croît… Nous atteignons enfin un vaste plateau et nous avons sous les yeux un panorama à couper le souffle. Mais ? Mais ? Pas de cœur de Voh !!!

Et le guide de nous expliquer que les grandes marées empêchent d’apercevoir clairement l’objet de notre visite,que cependant, avec un peu d’attention on peut le discerner ! Renchérissant, il précise qu’un survol en hélicoptère s’impose pour l’apercevoir correctement, que la célébrissime photo a été prise après de multiples passages et ratages… Bref, même si le paysage est splendide, on a quand même un peu mal au cul.

Le cœur est sur les photos. Il nous a fallu un bon moment pour le trouver. Je ne vais pas vous gâcher le plaisir de chercher un tantinet ?

Pour avaler un peu notre déception, on suit une traversière qui nous mène au lieu-dit le bout du monde. La plage est désertée par la mer, les coquillages affleurent, il suffit de se baisser. Les étoiles de mer, de peu engageantes couleurs, rampent dans les flaques.