Bracame
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Articles par Bracame
Nouvelle-Zélande : Auckland.
5Ouh putain des magasins !!! Partout !!! Je renonce à tirer sur Nathalie au fusil hypodermique. Je peux pas faire ça à mon principal sponsor…
Faut reconnaître que faire les boutiques c’est agréable. Parfois. Surtout à des prix qui n’ont rien à voir avec Tahiti. Mais ici aussi c’est le règne du « made in China »… Tu peux courir pour trouver un produit fabriqué sur place. Ah ? Ah ben si : de l’opossum à toutes les sauces : tanné, ajouté à la laine de mérinos, en chaussette, en peluche, en carte postale, en cible… Je sais pas si ça se mange par contre. De la saucisse d’opossum… Ce serait un débouché non ? Faut aimer l’odeur du pneu par contre. M’ouais, c’est moyen comme idée.
Première surprise, on se demande si on ne s’est pas gourés de destination : des asiatiques partout , pas un européen ni un maori. (D’ailleurs je sais pas s’il en reste, on n’en a pas croisé un !!! Comme quoi, le rugby, c’est comme le catch : c’est tout du pipeau.)
Bon c’est pas que des boutiques, c’est aussi la cité des voiles… Ou est exposé le KZ1-the « big boat ». Je vous laisse lire son histoire sur la photo correspondante.
La Nouvelle-Zélande.
4Je vais pas vous en faire une tartine. D’autres s’en sont chargés bien mieux que je ne saurais le faire. Suivez le lien si vous voulez vous instruire. Au passage, ça ne vous fera pas de mal.
Voilà, le bon vieux coup de griffes défoulatoir gratis, c’est fait. Maintenant, passons à la suite.
La Nouvelle-Zélande c’est bien, mangez-en. Quoi ? C’est pas assez explicite ?
Bon alors c’est un pays où l’on moule à gaufre. Non cépassa. Où l’on fauche à Lourdes. Cépassuilànonpus. Flûte. Où l’on fourche à l’aube ? Bref ils ne parlent pas comme nous, en plus ils ne comprennent pas quand on parle comme eux. Va falloir qu’ils fassent un effort : ne pas causer le Bracame c’est rédhibitoire. Et pis leurs bagnoles les gars, elles sont drôlement bizarres les gars…
Ah pis je vais pulvériser une fausse réputation : c’est pas les rois de l’écologie. Ou alors à grands coups de tatanes dans sa gueule. Au minimum. Ça, les rues sont propres : pas une merde sur les trottoirs ! Par contre des bagnoles qui t’assèchent un puits de pétrole en moins de deux, des paysages où la main de l’homme laisse bien traîner ses crampons, des rivières brassées par des moteurs fulgurants, des marquages au sol remplacés par tout ce qui porte plume ou poil, essentiellement des opossums d’ailleurs. A ce sujet, puisque c’est un nuisible on est encouragé à participer à l’effort écologique qui consiste à en écraser le plus possible. Dans le doute écrasez tout, le tri c’est pour plus tard. Ceci dit, pour être honnête, force est de constater que ces bestioles font un carnage. Comme les chats sauvages et les petits mustélidés. Et tout ça parce que l’anglais chasse: il lui fallait donc des lapins. Mais pas de prédateurs, et les lapins, ben ça copule, pis ça grouille, donc on introduit un prédateur… etc. Et la faune endémique est devenue un plat de choix pour les-dit prédateurs. En fait je sais ce qui m’a gonflé : c’est que partout, tout soit traduit, en anglais d’angleterre, chinois, japonais, coréen, allemand. Mais le français peut se brosser ! C’est pas demain qu’il y aura un rainbow au-dessus du warrior…
Et sinon ? Ben on s’est régalés ! Des paysages que t’en finirais plus de les raconter, des villes hors du temps, d’autres rongées par les abcès du modernisme. D’autres encore défigurées par des amalgames ahurissants… Mais partout des espaces immenses et des aperçus fugaces d’une nature sauvage et ombrageuse.
Noyer le poisson.
11C’est la panne.L’inspiration n’est pas une fonction érectile : pas de bonbon bleu pour ça. Je sèche lamentablement sur les billets en préparation. Et pourtant ça partait bien ! Vous me connaissez, du chiadé très épais, donc forcément torché avec plusieurs épaisseurs. De l’envolée lyrique tonitruante qui éparpille les tympans pusillanimes, humecte les yeux et fait glisser la culotte des filles avant même qu’elles n’en aient l’idée ! (Vous noterez au passage que je ne me permets pas de suspecter que certaines les aient déjà égarées. Ou omises… ) Ah là là. Moi qui sais de quoi ça cause, je comprends que vous soyez frustrés. Mais c’est pas une raison. Alors, z’allez pas me sushi une pendule non ?
Décollage pour la Nouvelle-Zélande !
10Ouiouiouiouiouiouioui ! Sans rire, c’est vraiment parti !!! C’est pas trop tôt, on sait. Je vous présente toutes mes confuses pour ce retard causé par des circonstances indépendantes de notre volonté : une bête rupture de faisceau. C’est ballot tout de même.
La Nouvelle-Zélande vue par…
6Robert, 18 ans de légion étrangère :
- Pas bon pour nous, je dis pas qu’on peut pas y aller, mais rester ça ce sera pas possible. Pas bon pour le moral. Non non. On a des traditions dans la légion, faut pas jouer avec que ça nous énerve après. Quoi les moutons ? On les a vus les moutons, même avec de la bonne volonté ça reste des moutons. Rien à voir avec les chèvres. Tradition.
J.C., conducteur de Xantia, adepte de camping-car :
- C’est quoi ce pays enfin ? Je fais dix mètres et l’autre il m’emplafonne ? Pis faut voir comment il m’a causé aussi, faut pas s’étonner après si on a le coup de boule facile… Faut pas s’étonner ! Je l’avais dit à Véro, faut pas me changer mes habitudes sous prétexte qu’on est à l’étranger : le J.C. il peut pas rouler à sec; il lui faut son carbure. Quoi la gauche ? Où ça la gauche ? Tu veux en tâter de ma gauche ? Dis !!!
Jules-Edouard, membre du Joe Bar Team :
- Z’attaquiez vous ? Passque moi, j’attaquais pas.
Victor, nettoyeur :
- C’est quoi ce bordel ?
Galette, opossum :
- Je sais pas ce qui s’est passé… Une grande lumière, un grand boum et me v’la éparpillé. Tout ça parce que 12 mètres plus loin la p’tite voisine se tenait sans bouger, le cul en l’air. C’est vrai que j’aurais du me méfier : elle avait plus sa tête. Pffffff, faut m’comprendre aussi : sa tête, hein, j’en avais pas l’utilité sur le moment…
Géo Thairmie-Monam Our, private joke :
- Je suis le jeu de mot pénible. Y’en faut un. Alors je. Voilà. Désolé.
Nathalie S, touriste :
- T’as pas vu ma culotte ?
Jean-Marie M, touriste aussi :
- Ben avec tous ces rugbymen je t’avais dis de faire gaffe à tes p’tites affaires ! Attends…T’as pas de culotte là ? Mouahaha! Viens voir un peu ici que j’t'en cause !
Dreadlock, Mérinos :
- What did you say ? Légion ? Ça va pas la tête ? On peut être mouton sans tout accepter non plus !!! La légion ne passera pas par moi !

