Iles du vent
Appartement: le choc.
2
Mauvaise surprise. Et c’est un euphémisme…
Après 30 heures de voyage suivies des diverses démarches administratives indispensables à notre installation, nous avions rendez-vous avec le représentant de l’agence. Nous avions retenu cet appartement sur la foi de photos et des renseignements transmis par les précédents occupants. La vue nous avait fort séduit et le logement correspondait à ce que nous souhaitions. Le délai entre notre arrivée et la prise de poste de Nathalie était si court que nous ne nous sentions pas de prendre le risque de venir sans être certain de pouvoir nous loger. Et puis nous voulions faire l’économie de frais d’hôtels. (Lire la suite…)
Baleines et dauphins.
2Un bateau plein de profs. Ca inquiète. Pensez donc à tout ce que peuvent cogiter des élèves imaginatifs. Un Zodiac de surcroît ! Pis on a beau dire, une baleine c’est du balèze ! Rien à voir cependant avec celles, peroxydées, qu’on trouve communément échouées sur nos plages.
Non, là, c’est du gracieux, du nonchalant. Du qui t’assimile Babilée à une enclume.
Du tellement paisible que t’arrives pas à croire que des abrutis puissent ne rêver que de les harponner. Sans parler des porte-avions remplis de touristes qui viennent les drosser sur les récifs pour que des japonais bêlants puissent les nikkoniser avant de les avoir dans leurs assiettes.
Des instants empreints de magie et de majesté. On se sent minuscule. Dans tous les sens du terme.
Petite balade aux arômes antiques
0Dimanche pluvieux, on ne déroge pas à la règle, donc on se fait un musée! Direction la presqu’île pour visiter le Musée Gauguin mais aussi faire une grande balade dans le Jardin Botanique situé tout à coté. Des fleurs et des arbres dans un magnifique décor, mais aussi des gallinacés… et des moustiques!!!
Arc-en-ciel
0Il pleut. Beaucoup même. Mais grâce à cela la végétation reste luxuriante. Et ne s’embrase pas à la moindre étincelle! Et cela permet de surprendre de somptueux arc-en-ciel à se mirer dans l’eau du lagon.
Moorea, seconde visite.
2
Une heure de promenade en bateau pour une seconde visite à l’île-sœur. Profitant d’un moment d’inattention, Nathalie me tire le portrait en loucedé. Cette fois-ci, nous rencontrons des paysages déroutants, offrant un parfum de Normandie. Nous profitons du magnifique lagon et rencontrons des poissons aussi étonnants que le poisson-coffre.
Je me fais une petite « chaleur » en surprenant du coin de l’œil un poisson trop gros pour être honnête. Juste à la limite de vision, une impression fugace de fluidité rapide, d’aisance nonchalante qui ne peut être que qu’inquiétante. Je ne cherche pas à savoir s’il s’agit d’un Barracuda (BA-RA-CU-DAH’) ou d’un requin (‘nous faudrait un plus gros bateau). Y’a des dents plein la gueule de ces bestiaux-là. De mon coté, j’ai des parties charnues qui ne demandent qu’à tenter un râtelier de cet acabit! Et puis, avant de me laisser mordiller les fesses, il me faut un certain degré d’intimité. Ma mère, au prix d’une éducation sans faille et vigoureuse, me l’a assez répété: « on ne se laisse pas mordre les fesses par n’importe qui !!! » Ou quoi en l’occurrence. De plus, comme je la connais, Nathalie aurait sûrement des restrictions à émettre.
Vous comprendrez aisément que j’ai fait fait passer mon envie d’en découdre dans un splendide demi-tour parfaitement exécuté.
Tiens ? C’est bizarre, pourquoi j’avance pas ? J’avais pas remarqué ce courant à l’aller. Faudrait que je pense à inventer le caleçon à hélice. Et pis fiable hein! Parce que sinon tu entres dans l’eau façon John Wayne et tu ressors façon Albin. A réaction alors ? Mais bon, si le machin est mal fixé, je te raconte pas le suppositoire. C’est pas bon non plus. Et ce con de Flipper hein ? Il est ou ? Ca fait le malin à la téloche, que je te sauve la blonde à flotteurs en couinant, que je te fait des pirouettes en ricanant comme une saucisse cuite dans une choucroute, mais quand il s’agit de venir montrer ce qu’on sait faire pour de bon, plus personne! Sardine obèse!
Obèse ? La grosse qui se prenait pour Esther Williams en dérivant comme une baleine morte devant un scientifique japonais. Voilà une idée: proposer un menu différent, du coup mes jolies parties pas si charnues que ça finalement paraîtrons efflanquées…
Ou elle est ? Et je suis ou là ?
La vache! Encore un peu je creusais une tranchée dans la plage. Bon, mon gars, on respire et on se la joue nonchalant. Tu vires tes palmes, tu craches ton tuba, tu gicles ton masque et tu sors de l’eau. Tranquille, dé-con-tra-cté…
Surtout que ma chère et tendre me regarde bizarrement en m’apportant une serviette
« Euh ? Dis-moi, j’ai un doute là. Tu n’avais pas un caleçon tout à l’heure ? »
« … »
Des bretelles. Finalement c’est des bretelles qu’y faut.