Tahiti
Quand un petit poisson…
7Ça y est le PowerShot est enfin arrivé, accompagné de son caisson étanche. Certaines mauvaises langues ont répandu la rumeur que je me serais noyé dans la lecture du manuel d’utilisation ! C’est un mensonge éhonté.
Ce qui est vrai en revanche c’est que la possibilité d’enfin pouvoir photographier les habitants du lagon est un réel plaisir ! Une fois passée l’appréhension de la première immersion de l’apn dans son boitier… Y’a pas de bulles suspectes ? Non ? Mince ! Ça flotte… C’est marrant, c’est un truc auquel je n’avais pas du tout pensé. Ni à la difficulté de cadrer sous l’eau, à travers un masque des bestioles qui ne sont pas fichues de rester en place. A croire qu’elles ne te présentent leur meilleur profil que pour ne pas te le laisser photographier ensuite ! Pis le courant te fait dériver, les oursins dardent des aiguilles de 20 cm si tu essaies de t’agripper à une patate et le corail c’est coupant !
Curieusement l’apn change la perspective de la balade et sa durée. La notion du temps s’est estompée, l’attente, l’approche, la visée, bref une vision différente du lagon et de ses habitants au travers de ce que l’on veut en capturer.
Bon, les premièrs photos sont loin d’être une parfaite réussite ! Mais j’ai pas peur ni honte, alors je vous en fait profiter malgré tout…
Décollage de Tahiti, comme si vous y étiez !
4Depuis le cockpit s’il vous plaît ! Avec les vibrations et tout !
A gauche, les bâtiments de l’aéroport de Faa’a, à droite un petit aperçu de Moorea, puis encore à droite, Punaauia et vue sur le lagon.
Faut pas prendre peur non plus : les vibrations sont normales ! J’en ai un autre qui traîne avec une vue de Moorea encore plus jolie…
Heiva i Tahiti : la préparation du coprah
5Le but du concours est de fendre, ouvrir, récupérer et mettre en sac la pulpe de noix de coco. Les seuls outils autorisés sont une hache (opa’hi), un instrument de décortiquage (pa’aro) et un tabouret (parahira’a). Le couteau permettant de vider la noix est fait d’une lame incurvée que les participants plantent latéralement dans la chair pour ensuite d’un seul geste vider la demi-noix. Cette discipline honore l’arbre de vie, le cocotier étant une composante essentielle dans la vie polynésienne. (monoï, construction, alimentation… )
La compétition se déroule individuellement ou par équipe de trois.
- individuel homme : 50 noix
- équipe hommes : 150 noix
- équipe dames : 100 noix.
L’épreuve est intense, très physique et réclame une dextérité sans faille. Le vainqueur est celui qui aura fendu, vidé toutes les noix et en aura rempli les sacs de jute (pute).
Bizarrement, Nathalie a beaucoup insisté pour certaines photos.
Ce qui me manque.
5Ce qui me manque.
PRATIQUER l’aquagym avec ma copine Trini, c’était toujours un bon moment de détente et de « rigolade ».
PALMER dans la Méditerranée avec mes copines Trini, Corinne et parfois Nathalie ! Ici j’ai ajouté le masque et le tuba à ma panoplie ! Pas pour frimer juste parce que je n’ai plus mes copines pour discuter !
ALLER au théâtre avec ma copine Trini. Ben oui, il nous arrivait aussi de nous cultiver ! Et même plusieurs fois dans l’année ! Et puis c’était l’occasion de retrouver les anciens des Coteaux, ou quelqu’un d’autre… Trini a toujours une connaissance partout où elle va !
MANGER à la brasserie du Cannet avec mes copines Françoise et Nathalie : presque toujours des « tranches de vie » !
SAVOURER les petits plats préparés par Nathalie quand elle décidait de les « mettre dans les grands » toujours délicieux et toujours très arrosés….Pas raisonnable de reprendre la voiture….
SE RETROUVER chez Françoise et Stan autour d’une grande table, ou chez Corinne quand elle préparait avec ses petites mains sa « salade de la mort qui tue », ou chez Trini pour sa tajine de veau ou sa paëlla…
PARTAGER notre samedi avec Jean-Michel et quelques fois avec Corinne ou Nathalie. Une partie de tennis, un apéro « garni » ( ah les délicieuses petites cochonneries ramenées par Jean-Michel… ) et un petit repas mitonné avec amour: la recette d’une excellente journée. Qui a parlé de calories ?!
AVOIR PERDU ma coiffeuse attitrée… Difficile de trouver un bon peigne !
DEJEUNER le week end sans pain frais, en fait sans pain du tout ! Ici, on ne sait pas faire du pain, c’est sûr ! Je rêve d’une banette bien craquante…
MANGER de tout : les repas sont finalement très peu variés car on ne trouve pas tout le temps de tout et de toute façon, bien des denrées sont inabordables et surtout pas terribles… le fromage notamment !
SAISIR mes notes via internet, c’était bien confortable ! Ici, retour à la disquette !
Voilà pour l’heure et un peu selon l’humeur. Ah si un truc encore : plus haut, je glisse qu’une troisième chambre est réservée aux invités. Faut-il le mettre en gras ? :wink:
Ce que j’aime moins.
7Ce que j’aime moins.
PARTAGER mon espace avec une foultitude de bêtes : des qui volent, des qui rampent, des qui piquent, des qui laissent des crottes partout, des qui construisent leurs nids, des qui tissent, des qui tombent dans les assiettes…Vous l’aurez compris, cette compagnie-là n’est pas à mon goût et ne le deviendra pas, qu’on se le dise !
SUBIR la saison des pluies. Pourtant, j’étais au courant ! Rien à faire, il faut la vivre pour le croire ! Elle me semble interminable, tu m’étonnes que tout soit vert ici ! Pas de chômage chez le jardinier !
M’EPILER ! La croissance du poil est surmultipliée en zone tropicale ! Affreux !
PORTER les tongs quand il pleut ou l’art de se crotter jusqu’en haut du dos !
METTRE tous les aliments dans le régrigérateur : farine, sucre, riz, pâtes… tout je vous dis !
COMMENCER les cours à 6h 45, y’a pas à dire, c’est tôt ! Surtout que pour être à l’heure, il faut quitter l’appartement ( situé à une douzaine de km du lycée ….) à 6h et donc mettre le réveil à ….. 5h !!
PRENDRE LA VOITURE et se retrouver inévitablement dans de monstrueux embouteillages. Une seule route et des milliers de voitures ! Très pénible ! Ici, on passe énormément de temps dans son véhicule.
CONSTATER le degré de pollution : tout simplement effarant ! Pollution de l’air, de la terre et de l’eau… La Polynésie commence seulement à prendre conscience de la nécessité de préserver son environnement !
VOIR LA MISERE ANIMALE. Les chiens faméliques et malades errent partout, je ne m’y habituerai pas non plus.
ATTRAPER des maux de gorge à cause des climatisations réglées bien trop basses par rapport à la température extérieure ! Bonjour les chocs thermiques ! Quand un polynésien attend dans sa voiture, il le fait moteur en marche, vitres fermées et clim’ à fond ! Je vous ai déjà parlé de la pollution ?…
TRAVAILLER dans un lycée qui ne pourra jamais prétendre au titre de «plus beau lycée du monde» ( petit clin d’oeil que seuls les collègues des Coteaux comprendront, désolée pour les autres.. ) à moins d’un miracle. Sa structure est très dégradée, ses salles de classe plus que rudimentaires et sales ( j’use et j’abuse de lingettes antibactériennes ) et il est préférable d’éviter ses WC ! Quant au «matériel » mis à la disposition des professeurs, on peut dire que c’est presque une insulte à notre métier!
ETRE TUTOYÉE par les élèves. Pratique peu surprenante ici car le tutoiement est de rigueur. Pourtant,il permet aux élèves bien des familiarités et bien des écarts…
A suivre : Ce qui me manque.