Tahiti
Ce que j’aime.
5Est-ce déjà l’heure de faire un petit bilan ? Il semble que oui….
Ce que j’aime.
VIVRE DANS UN GRAND APPARTEMENT. Disposer d’espace, y’a pas à dire, c’est cool ! On peut même bouder chacun dans sa chambre ! En fait la 3° chambre attend des amis… mais pour l’instant, on en fait ce qu’on veut !
JOUIR D’UNE VUE IMPRENABLE sur le lagon, l’océan et Moorea. Pas toujours « dégagée » , mais magnifique, je ne m’en lasse pas. Chaque coucher de soleil raconte une histoire.
AVOIR RENDU LA LIBERTE A MES PIEDS. Enfin heu-reux ! A peine une tong chacun quelques heures par jour…. Le pied quoi !
MULTIPLIER LES PAREOS dans ma garde-robe : seul vêtement totalement et définitivement in-dis-pen-sa-ble ! Même mes hommes le portent !
GARDER LE TEINT HALE toute l’année, et oui ! Il m’en reste encore un peu de mon «capital soleil»! Et j’en profite! Tant pis si cela fait de moi une petite vieille fripée !
DEPENSER LES PRIMES accordées par l’état pour côtoyer baleines et dauphins, nager parmi les poissons du lagon, accéder à d’autres horizons et être dans « la carte postale » !
FINIR LES COURS A 16H. C’est sûr, pour cela, il faut commencer plus tôt le matin…mais ainsi on profite vraiment de ses fins de journée.
DEGUSTER le poisson cru à la tahitienne, un régal facile à préparer. Allez, je ne suis pas une ingrate :
– du thon bien frais débité en petits tronçons copieusement imprégnés de jus de citron vert
– des crudités ( tomates, concombres et oignons rouges ) émincées
– le tout arrosé de lait de coco et servi très frais
MANGER de l’ananas, des mangues, des pomelos, des ramboutans…. Juré ! Les fruits n’ont pas la même saveur ici ! Et pourtant, ils sont loin d’avoir le label « bio »!
POUVOIR m’offrir un chauffeur : un luxe et un bonheur de chaque jour ! Merci mon amoureux.
A suivre : Ce que j’aime moins.
Il y a un an.
5Ben oui. Déjà un an.
Il y a un an, nous avions terminé des adieux, prétextes à bacchanales qui donnaient à notre foie l’envie de prendre l’avion tout seul et en avance.
Il y a un an, le dernier visage ami vu en terre de France était celui de Jean-Michel. Bien que nous nous en défendions, une boule d’angoisse nous étreignait. Nous étions bien loin de la certitude d’avoir fait un choix judicieux. Non pas que ce soit le cas encore aujourd’hui ! Pourtant, nous sommes convaincus d’avoir fait ce que nous devions. En quelque sorte, nous avons pris nos marques.
Alors un bilan de cette année ? Agitée, tumultueuse, compliquée, stressante, éprouvante, parfois affreuse, terriblement solitaire quelquefois.
Mais aussi enrichissante, pleine de découvertes, de nouveaux horizons, de nouveaux visages, de voyages, d’images, d’odeurs, d’apprentissages, de remises en questions, de perspectives, d’ouverture, de possibles…
En une année, nous avons plus voyagé que jusqu’alors. Mis le doigt (et le reste ! Faites pas attention, c’est mon côté bouffon qui se manifeste.) dans des océans espérés. Posé le pied ( et le reste ! Il est lourd parfois je sais.) sur des sables d’images. Nagé avec des poissons (ouais ben tu les as bouffés aussi ! Tiens, lui c’est mon côté accusateur. Faites pas attention non plus. Lui, il manque de constance.) que des pénibles ne rêvent que de mettre en aquarium. Rencontré une culture inattendue que d’autres pénibles ont abimée. Hélas constaté que les pourris en politique ne sont pas seulement l’apanage des grands pays, les grandes écoles veillent au grain et continueront longtemps à en produire !
Je vais pas continuer plus longtemps. Je laisse le clavier à Nathalie pour son premier billet
Heiva I Tahiti : le grimper de cocotier.
1Avant d’assister au concours de préparation du coprah, un groupe de danseurs traditionnels donne un aperçu de leur art.
Et, bien sûr, avant de préparer le coprah, il faut récolter les noix. Ce qui donne lieu à une autre démonstration d’adresse ! Il s’agit de gravir un cocotier le plus rapidement possible, à mains nues évidemment. Pour s’aider, certains utilisent un lien, dans lequel passent les pieds, qui leur permettra ainsi d’avoir un meilleur appui sur le tronc. D’autres le font sans aucune aide. Les plus rapides gravissent l’arbre en trois bonds agiles qui donnent une impression trompeuse de facilité ! Je ne pense pas m’y essayer de si tôt!
Désolé pour les photos, mais il y avait foule…
Heiva i Tahiti : Amora’a ofai (le lever de pierre).
2Tout aussi spectaculaire et technique, le lever de pierre est divisé en catégories :
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Catégories
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Poids
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Poids de la pierre
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| Léger | de 55 à 75 kg | environ 80 kg |
| Moyen | de 75 à 90 kg | environ 100 kg |
| Lourd | de 91 à 105 kg | environ 120 kg |
| Super-lourd | de 106 à 120 kg | environ 140 kg |
| Extra-lourd | plus de 121 kg | environ 150 kg |
| Femme | open | environ 60 kg |
| Master (40 ans et plus) | open | environ 80 kg |
Il s’agit de lever du sol le plus rapidement possible une pierre lisse et de la stabiliser sur l’épaule. Originaire de Rurutu, cette discipline, qui permettait aux chefs et aux guerriers de montrer leur force, était autrefois rendue bien plus difficile par une pierre enduite de monoi ! Le chrono démarre dès que la pierre quitte le sol et s’arrête lorsqu’elle est posée sur l’épaule, pieds fermement campés au sol. La technique est libre : soit accroupi, pierre serrée entre les bras avant de la monter sur l’épaule, soit jetée en un seul mouvement. Le classement est établi au meilleur des trois temps. Les lombaires doivent en prendre un vieux coup quand même…
Les femmes participent depuis l’année dernière et ne sont pas moins impressionnantes que les hommes.
Heiva I Tahiti : le teka (javelot).
3Parmi les sports mis en avant lors du Heiva figure le lancer du javelot.
Situés à 22 mètres, les athlètes doivent atteindre une noix de coco placée en haut d’une perche à 9,50 mètres. Pour corser la chose, les points attribués dépendent de l’endroit où se fiche le teka. Le top étant de toucher le sommet. La discipline est pratiquée individuellement (Patia Fa) ou par équipe de trois (Patia Ai).
Initialement discipline majeure (celle recommandée par les dieux), les règles ont évolué, privilégiant l’adresse à la force. Les lanceurs se doivent de porter la tenue traditionnelle : paréo, collier et couronne végétale.
La noix de coco ne tarde pas à être hérissée, témoignant de l’adresse des participants.