Voyages dans les îles de Polynésie… et ailleurs.
Iles sous le Vent
Brève, toujours pas brève.
1/04/10
Poursuivons : rentrer ou pas ?
La vie est difficile, c’est la crise, Jean-Marie trouvera difficilement un emploi, je risque d’être TZR (titulaire sur zone de remplacement), je vais avoir du mal à « retrouver » le rythme, il fait froid, c’est toujours gris, tout est affreusement cher….Et j’en passe !
Tout cela, nous ne le vivons pas au quotidien. Nous ne l’avons pas oublié, juste mis entre parenthèses.
Le froid et le gris ne font pas partie de la carte postale. Nous pouvons vous proposer les pluies tropicales qui ne se sont pas gênées cette année ! ou les moustiques qui vont avec du 1er janvier au 31 décembre tant qu’à faire !! Blague à part, il est indéniable que le soleil et la lumière font du bien au moral. Nous sommes heureux de vivre en tenue légère constamment et appréhendons déjà le moment de chausser autre chose que les savates (tongs). Alors que dire des collants (j’avais déjà du mal avant !) ou des cols roulés ?
Quant à la vie chère… Heureusement que les salaires sont indexés ! Mais ce n’est pas pour autant qu’on ne fait pas attention, le budget est toujours à tenir et je fais les comptes. Si ! Si !! Seules les « doubles mutations » peuvent se permettre, je crois, de « ne pas compter ». Et depuis que Robin est rentré en France, je peux vous assurer que nous sommes en prise directe avec la réalité du marché (immobilier ou du travail) !
Nous savons très bien que la vie en métropole est dure pour tous, moins pour ceux qui comme moi ont fait le choix de devenir fonctionnaire, nous y gagnons une certaine sécurité et nous ne sommes quand même pas à plaindre !
Si Jean-Marie ne trouve pas de travail ? Lui (qui n’est pas fonctionnaire et pour cause) a déjà connu deux périodes douloureuses de chômage. Notre couple s’en est sorti et nous nous sommes toujours débrouillés pour garder la tête hors de l’eau.
Devenir TZR ne me fait pas peur non plus, après tout j’ai eu le statut de maître-auxiliaire pendant longtemps… Et je devais y trouver mon compte, car je ne passais pas le concours ! Oui bon, je craignais peut-être tout simplement de ne pas l’obtenir !!
Quant au rythme de vie et de travail, il ressemble malheureusement à celui de métropole en bien des aspects. Les embouteillages du matin et du soir (incontournables puisqu’il n’y a qu’une route), la quasi-impossibilité de se garer en centre-ville. Le monde aux caisses dans les magasins en fin de mois, les gamins qui courent pour avoir leur bus… Certains doivent se lever bien avant le soleil pour venir en cours ! Nombreux sont ceux qui quittent le domicile à trois heures pour être en cours à 6 h 45… Nous nous heurtons même à l’insupportable obligation de faire la queue pour partir en vacances !
Au lycée, il y a bien moins de moyens qu’en métropole. En même temps, je n’ai pas toujours eu à ma disposition un vidéo projecteur ! Mais les salles info sont correctement équipées et climatisées (je n’enseigne pas la bonne matière, bien fait pour moi ! ). C’est vrai aussi que les pots de peinture ne sont arrivés que dernièrement et que le collègue avait un peu de mal à occuper ses CAP peinture… Mais nous travaillons exactement de la même façon, et les élèves réclament leurs copies dès le lendemain !! Tu n’es quand même pas obligé de corriger si vite, faut pas abuser non plus !
En fait, l’image édénique que l’on a des îles n’existe plus à Tahiti. Enfin, si l’on parle de la partie urbanisée ; car la presqu’île conserve encore un certain charme… De ce fait, nous pensons être partis trop tard pour goûter au charme idéalisé de la Polynésie. Pour cela, peut-être aurait-il fallu choisir une autre île que Tahiti. Pourtant, je ne sais pas si j’aurais aimé vivre à Raiatea (j’en connais qui l’ont fait et ont adoré !). S’y rendre quelques jours pour des vacances oui, mais y résider… Je me rends compte que cela revient à accepter le fait que je ne m’imagine pas vivre sans la ville et ses inconvénients !!! Et Jean-Marie qui rêve de m’offrir un potager et un poulailler….Il va devoir affiner ses arguments !
Mon homme a raison, je suis bavarde, j’avoue ! J’espère que ma prose ne vous a pas saoulés…et que vous continuerez à venir, à commenter et à partager.
Quant à moi, je retourne dans l’eau, dans le bleu, dans la carte postale quoi ! Il me reste un peu plus d’une année, il ne s’agit pas de mollir !
Huahine
2/05/08
Décembre est une période de congés longs. Les familles passent les fêtes ensemble, les jeunes, scolarisés à Tahiti, rentrent chez eux et c’est l’occasion de faire un petit voyage. Nous avions opté pour Huahine qui est selon l’avis répandu une des plus belles des îles sous le vent, dans l’archipel de la Société.
Située à 175 kms au NO de Tahiti, composée de deux massifs montagneux pour une superficie de 75 km2, Huahine est un ancien volcan qui s’est effondré avant d’être envahi par la mer. Les baies de Maroe et de Bourayne séparent Huahine Nui et Huahine Iti. Pas de bol malheureusement, il est tombé des cordes, sans discontinuer. Nous avions prévu un séjour de cinq jours, mais devant les vannes ouvertes nous avons préféré écourter. Le faré que nous avions retenu, très propre au demeurant, offrait un confort un peu trop spartiate pour y affronter des pluies diluviennes. En outre, pas moyen de plonger ou de faire une quelconque « activité ». Tout est en suspens devant un tel déluge. Donc pas de balade en pirogue sur les motus, ni de randonnée dans l’île.
Mais tout ceci n’enlève rien à la beauté de Huahine. Préservée, peu urbanisée hormis la ville principale de Faré, ses paysages rustiques sont d’un charme indéniable. Ça nous aura permis d’étrenner nos « ponchos » lors de quelques balades pédestres.
Et, bien sûr, de faire l’incontournable tour de l’île en voiture.
Je sais pas ce que j’ai fichu pour ne pas mettre ça en ligne depuis longtemps.
C’est pas bon de vieillir. Ou alors c’est le soleil. Ben non, il était aux abonnés absents. Mince. C’est l’autre option alors ?
Je vous laisse découvrir les photos… :wink:
Raiatea l’ile sacrée.
12/03/08
Raiatea fait partie des îles sous le vent, dans l’archipel de la société. Elle est située à 210 kilomètres de Tahiti. Quatrième plus grande île de Polynésie Française avec 238 km2, elle occupe la partie sud d’un lagon qu’elle partage avec Taha’a. Connue aussi sous le nom d’Havai’i, Raiatea est l’île sacrée, berceau des civilisations polynésiennes. (Son nom ancien, Havai’i fanau’ra fenua signifie: Havai’i le berceau des terres.) Raiatea culmine à 1 017 m au Mt Tefatoaiti.
Riche en sites archéologiques, Raiatea abrite de splendides Marae dont celui “international” de Taputapuatea. Il est construit à Opoa et dédié à Oro. Le culte de ce dieu gagna ensuite les îles du Vent et fut à l’origine de la construction de nombreux marae à Moorea (Papetoai) et Tahiti (Tautira, Atehuru). La suite >
Rivière Faaroa et Marae Taputapuatea.
11/03/08
28 Octobre 2007
La baie de Faaroa s’échancre profondément sur près de cinq kilomètres de largeur. Au fond s’ouvre l’embouchure de la rivière Faaroa, seul cours d’eau navigable de Polynésie, que l’on peut remonter sur environ deux kilomètres.
Selon la tradition orale, c’est de là que se seraient élancées les grandes pirogues doubles parties coloniser Hawaï et la Nouvelle-Zélande.
On croise également les fermes perlières, juchées sur leurs pilotis, ou est produite la perle noire de Tahiti. La suite >












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