Archipel des Australes
Tubuai : une combinaison, un moniteur = un crâne rôti.
3Pendant que Nathalie s’offre un cours particulier de plongée,
(petit tableau : nous sommes au bout du monde, sur un superbe motu, le moniteur se déplace jusque là pour dispenser son art pendant une heure…Ça vous étonne que je sois sur le bateau ? ) je profite intégralement du soleil sur mon crâne velu tout en faisant quelques photos… Mais en surveillant quand même les bulles. Juste comme ça, par acquis de conscience quoi…
Tubuai : motu et cartes postales…
5Sans doute la plus belle journée de notre séjour… Avec un guide intarissable en la personne de Wilson Doom (Wipa pour les intimes : Wilson Intervient Partout aux Australes… ) Fourmillant d’idées et d’anecdotes, amoureux de son île et de la Polynésie, il œuvre pour un développement raisonné et durable. On aimerait en rencontrer plein comme lui !
Et pour finir de vous gâter, quelques panoramas…
Archipel des Australes : Tubuai.
9
Nous quittons Raivavae à regret, l’île aurait mérité une journée de plus. A 640 km au sud de Tahiti et à cheval sur le Tropique du Capricorne, Tubuai, 45 km², centre administratif et économique des Australes, est l’île la plus peuplée. Constituée de deux ensembles volcaniques séparés par le col Huahine dont le Mont Taita culmine à 422 mètres, Tubuai présente de nombreux plateaux et son climat tempéré permet des cultures variées : les légumes comme le taro, pomme de terre, chou, carottes, poireaux ; les fruits tels le litchi, la papaye, le citron, la banane… Son surnom? L’île de l’abondance!
Tubuai est aussi connue comme le dernier endroit où les mutinés de la Bounty tentèrent de s’installer avant de quitter définitivement la Polynésie pour l’île Pitcairn.
La Bounty arrive à Tubuai le 28 mai 1789. Ignorée des européens depuis la visite de Cook en 1777, elle semble propice aux mutins pour une installation. Cependant, dès le lendemain de leur arrivée, de violents combats les opposent aux habitants, causant la mort d’une douzaine d’entre eux. L’endroit devient à jamais la Baie Sanglante.
En dépit de cela, Fletcher Chiristian décide de poursuivre leur installation à Tubuai. La Bounty fera un aller-retour à Tahiti pour s’y approvisionner et réunir un cheptel : 460 cochons, 50 chèvres, des poules, un taureau (mort pendant la traversée), une vache, des chiens et des chats…
Les mutins s’installent sur la plage de Taahuaia et commencent, le 10 juillet, l’édification d’un fortin de 100 mètres de côté qu’ils baptiseront Fort Georges en l’honneur du roi d’Angleterre. Mais les conflits avec la population s’aggravent et après une violente bataille durant laquelle plus de 50 îliens perdent la vie, les mutins organisent un referendum et décident de regagner Tahiti le 17 septembre 1989. Laissant derrière eux les animaux qui entreront dorénavant dans le quotidien des habitants.
Cette fois la pension qui nous accueille est moins « couleur locale » : un bâtiment abrite les chambres ,un autre la cuisine, la salle à manger et le salon. Le confort est plus spartiate, les guêpes maçonnes… maçonnent. C’est un peu bienvenue à la ferme… Le potager, le cheval, les poules. Manquait la crémière…
Accompagné d’une sirène et de deux tritons, j’opte pour une plongée l’après-midi. Histoire d’enfin tester le caisson en profondeur. Ah ben oui, le caisson je l’ai testé, par contre c’est ici que se logera la perte d’un nombre conséquent de photos dont ne subsiste plus que celle-ci :
Je ne sais vraiment pas ce que j’ai bien pu fabriquer…
Habile transition…
16Ou comment essayer de ne pas sombrer dans le ridicule parce qu’on a paumé de façon inexplicable des photos, qu’on comprend même pas comment-c’est-y-pas-dieu-possib’ ? Surtout que c’était hyper chiadé, j’avais tout prévu : le story-board était préparé aux p’tits oignons, les vahinés étaient présentes, les figurants aussi, il faisait beau, le petit chant destiné à faire plaisir à ring pendant l’exécution du tamouré était coquin juste ce qu’il fallait… L’allusion à chirouille tombait au quart de poil, le pas de danse sensé écrire MiB dans le sable s’était mille fois mieux passé qu’aux répétitions…
‘fin bref, c’était subtilement décadent tout en restant traditionnel, revisité genre pop’art moins les acides. Pis le plus réussi, c’était quand même l’avion décollant sur fond de soleil couchant, rasant la mer devant les vahinés continuant à danser. A 9 heures du mat’. Z’avez pas idée des négociations qu’il a fallu mener pour que le soleil fasse semblant de se coucher. Je serais parano, j’accuserais la concurrence, mais je vois pas comment « ILS » pouvaient être au courant… Pis, j’en ai pas, j’suis hors concours.
Non vraiment je comprends pas. Je vois pas autre chose qu’une intervention divine, comédie qui ne fait rire que Dante d’ailleurs.
Donc voilà : ring je suis désolé pour les vahinés, ce sera pour plus tard. Faut que je finisse de noyer le poisson…
@MiB : Si tu ne comprend pas tout, demande à ring, il t’expliquera…
Raivavae : les habitants du lagon.
17Oui parfaitement je me la pètes un maximum ! C’est pas pour rien qu’on a fait l’acquisition du caisson étanche. D’ailleurs, à ce sujet un bémol : hors de l’eau l’appareil chauffe énormément et génère de la condensation dans le boîtier. On atteint rapidement les limites de ce type de couplage hors de l’eau.
En revanche, dès que l’on est dans l’élément idoine… Et que l’on commence à maîtriser les mouvements intempestifs et les réglages, on est proche du panard. Suffit d’être capable d’immobilité pour que les poissons se rassurent et viennent voir d’un peu plus près le genre de bestiole qui patauge maladroitement. Certains se mettent même à faire un brin de conduite, vexants de vivacité et de grâce…
Pas de requins ni de raies dans ce lagon, pourtant je trouve quand même moyen de m’offrir encore une chaleur lorsqu’un obstacle argenté s’interpose devant l’objectif. Le temps de réagir et de faire le point, j’ai le temps de surprendre une carangue respectable qui joue à me frôler… Je vais finir par boire la tasse un de ces quatre.
Les récifs sont constellés de bénitiers.De toutes les tailles et toutes les couleurs. Consommés crus ou cuits, et pour une grande part destinés au marché de Papeete, leurs coquilles tapissent le fond et la plage, décorent les façades des maisons, servent de beurriers, cendriers, limitent les massifs de fleurs…
Cuit au curry, j’ai trouvé ça moyen (j’aime pas le curry), en revanche préparé cru avec du citron, sans en faire mon ordinaire, c’est goûtu. D’ailleurs, tout à fait entre nous, on se tape redoutablement la cloche : poisson cru, banane fei, pain banane, légumes frais, pâtisseries diverses et variées, l’adresse est à retenir… Pis vu le peu de fringues que l’on porte, on n’est pas comprimés aux entournures !
En conclusion ? Ben quand les baleines quittent les Australes, il reste les touristes…





