Archives pour la catégorie “Tubuai”

Pourtant j’aime pas ça… Ouh ce que je n’aime pas ça ! C’est curieux comme exercice je trouve. Et pas seulement parce que ça pique les yeux.

M’enfin, c’est plus écologique pis l’île n’est pas très grande. Donc : je pédale. Et j’ai les yeux qui piquent. 

On doit décoller en début d’après-midi pour Rurutu, dernière des trois îles que nous devons visiter. Ici aussi, nous nous avisons que pour rendre justice à cette terre, il eut fallu que nous prolongeassions notre escale. Ne serait-ce que pour avoir l’opportunité de visiter un des nombreux marae (il y en aurait plus de 200!) qui parsèment l’île et sont en cours de réhabilitation.

Bref ! Nous pédalons. ‘fait chaud, les freins marchent pas, ça monte pis derrière ça descend… Encore une route incertaine : toujours entre deux virages, pas franche du collier, une sournoise capable de profiter de la moindre distraction pour te creuser un nid de poule sous la roue ! Et la pluie qui vient s’en mêler ! Quoique… Ah ben non c’est plutôt agréable finalement. Sauf que la route en profite pour glissouiller biaiseusement dans le premier virage qu’elle entortille sous nos pneus. Pis maintenant j’ai de l’eau dans les yeux. Qui piquent toujours, oui.  Merci de demander. 

C’est l’heure du casse-croûte, une roulotte nous tend l’auvent et l’auspice de roboratives agapes. Ça tombe bien, le soleil, revenu de son rendez-vous avec la lune, transforme l’agréable fraîcheur en étuve miroitante. Une bière s’impose avant les premiers mirages.

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Nous quittons le motu. Comme promis, Wilson nous fait faire un petit détour vers un banc de sable, motu en devenir, fortement éprouvé par un cyclone. Les cocotiers ont disparu mais l’océan continue à déposer du sable. La végétation un jour reprendra ses droits. Mais inutile de dire qu’il vaut mieux ne pas être abandonné sur ce genre d’îlot : le soleil aurait tôt fait de rôtir incontinent l’inconscient. 

Au loin, Tubuai découpe un profil de moaï… 

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Pendant que Nathalie s’offre un cours particulier de plongée, 

(petit tableau : nous sommes au bout du monde, sur un superbe motu, le moniteur se déplace jusque là pour dispenser son art pendant une heure…Ça vous étonne que je sois sur le bateau ? ) je profite intégralement du soleil sur mon crâne velu tout en faisant quelques photos… Mais en surveillant quand même les bulles. Juste comme ça, par acquis de conscience quoi…   :roll:  

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Sans doute la plus belle journée de notre séjour… Avec un guide intarissable en la personne de Wilson Doom (Wipa pour les intimes : Wilson Intervient Partout aux Australes… ) Fourmillant d’idées et d’anecdotes, amoureux de son île et de la Polynésie, il œuvre pour un développement raisonné et durable. On aimerait en rencontrer plein comme lui !

 

Et pour finir de vous gâter, quelques panoramas… 

 

 

 

 

 

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Nous quittons Raivavae à regret, l’île aurait mérité une journée de plus. A 640 km au sud de Tahiti et à cheval sur le Tropique du Capricorne, Tubuai, 45 km², centre administratif et économique des Australes, est l’île la plus peuplée. Constituée de deux ensembles volcaniques séparés par le col Huahine dont le Mont Taita culmine à 422 mètres, Tubuai présente de nombreux plateaux et son climat tempéré permet des cultures variées : les légumes comme le taro, pomme de terre, chou, carottes, poireaux ;  les fruits tels le litchi, la papaye, le citron, la banane… Son surnom? L’île de l’abondance!

Tubuai est aussi connue comme le dernier endroit où les mutinés de la Bounty tentèrent de s’installer avant de quitter définitivement la Polynésie pour l’île Pitcairn. 

La Bounty arrive à Tubuai le 28 mai 1789. Ignorée des européens depuis la visite de Cook en 1777, elle semble propice  aux mutins pour une installation. Cependant, dès le lendemain de leur arrivée, de violents combats les opposent aux habitants, causant la mort d’une douzaine d’entre eux. L’endroit devient à jamais la Baie Sanglante. 

En dépit de cela, Fletcher Chiristian décide  de poursuivre leur installation à Tubuai. La Bounty fera un aller-retour à Tahiti pour s’y approvisionner et réunir un cheptel : 460 cochons, 50 chèvres, des poules, un taureau (mort pendant la traversée), une vache, des chiens et des chats… 

Les mutins s’installent sur la plage de Taahuaia et commencent, le 10 juillet, l’édification d’un fortin de 100 mètres de côté qu’ils baptiseront Fort Georges en l’honneur du roi d’Angleterre. Mais les conflits avec la population s’aggravent et après une violente bataille durant laquelle plus de 50 îliens perdent la vie, les mutins organisent un referendum et décident de regagner Tahiti le 17 septembre 1989. Laissant derrière eux les animaux qui entreront dorénavant dans le quotidien des habitants.

 

Cette fois la pension qui nous accueille est moins « couleur locale » : un bâtiment abrite les chambres ,un autre la cuisine, la salle à manger et le salon. Le confort est plus spartiate, les guêpes maçonnes… maçonnent. C’est un peu bienvenue à la ferme… Le potager, le cheval, les poules. Manquait la crémière…   :mrgreen:

 

 

Accompagné d’une sirène et de deux tritons, j’opte pour une plongée l’après-midi. Histoire d’enfin tester le caisson en profondeur. Ah ben oui, le caisson je l’ai testé, par contre c’est ici que se logera la perte d’un nombre conséquent de photos dont ne subsiste plus que celle-ci : 

 

Une sirène et deux tritons

Une sirène et deux tritons


Je ne sais vraiment pas ce que j’ai bien pu fabriquer…

:cry:

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