Archipel des Marquises

Les Marquises : Nuku Hiva

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1-Nuku HivaL’aéroport de Nuku Hiva à la particularité d’être dans la partie de l’île appelée « Terre déserte ». Il fallait, par le passé, plus de 5 heures pour gagner le village depuis cet endroit, sauf si l’on optait pour l’hélico. Depuis, de gros travaux ont été entrepris et permettent d’effectuer la traversée en 4×4, en 1h30 si tout va bien, et les hélicos ont quitté le ciel. Les hôtels en profitent pour faire payer le transfert plus de 100 euros par tête ! Nous pensions naïvement que ce trajet se ferait dans un véhicule de notre hôtel et que son conducteur nous régalerait d’anecdotes ou de l’histoire de son île… Je t’en ficherais ! C’est un taxi conduit par une marquisienne qui nous embarque après avoir omis de nous dire bonjour. Et le trajet se fait dans un quasi silence glacial, voire rébarbatif en dépit de tentatives de conversation… Ça commence mal !

Le trajet est épique, la route s’accroche miraculeusement à des à-pics vertigineux, perdus dans des nuages gorgés d’eau. Les tronçons encore dépourvus de revêtement sont creusés d’ornières à deux doigts de devenir des canyons et la conductrice onomatopette des monosyllabes à mes questions. Par place, des engins de terrassement surgissent du brouillard : gueules béantes et agressives de pelles mécaniques, corps couverts de boue de massifs camions-bennes, rugissements stridents de générateur… Brrrrrr. Il ne manque plus qu’une histoire de cimetière profané pour avoir la chair de poule. Mais pas de danger : un rictus maussade déforme et rive la lippe de notre chauffeuse.

Enfin nous dévalons la pente qui doit nous mener au village. La vallée surgit au détour d’un virage et semble tonitruer que « terre déserte » est enfin derrière nous.

L’arrivée à l’hôtel est classique. On s’enquiert de la qualité de notre traversée. Plus exactement : si notre conductrice s’est bien arrêtée pour faire une photo ! On n’a pas envie de s’étendre ni de donner dans le cassage, nous éludons. Le bungalow est tout à fait identique à celui d’Hiva Oa… Pour le reste, on va vite passer sur la qualité de notre séjour : c’est indigne de ce que nous avons payé et de ce que nous pensions être en droit d’attendre. Sérieusement : c’est à dégoûter les touristes ! Imaginez que vous ayez fait un sacrifice conséquent pour vous offrir ce voyage et que l’on vous considère au mieux comme une quantité négligeable, voire un boulet, vous ne seriez pas loin d’avoir très mal au cul. Et encore, nous pouvons nous estimer heureux de ne pas avoir misé toutes nos vacances depuis la métropole sur ce séjour ! La directrice est d’une impolitesse assez rare pour ce type de job, le personnel fait ce qu’il peut mais semble patauger dans une ambiance délétère… Et pour couronner cela, l’accès au restaurant se fait par… les chiottes !

Nous avions prévu une randonnée à la cascade réputée de Nuku Hiva, mais les moustiques et, surtout, les nonos ont eu raison de notre motivation… Sans parler de la pluie. Et bien sûr, tout est fermé ! Sauf le fare où se regroupent quelques artisans. Décidément, hors de l’Aranui point de salut pour les Marquises.

Ça fait chier quand même de ne pas avoir un meilleur souvenir de ces îles malgré tout magnifiques ! Surtout que les gens rencontrés à l’intérieur donnent encore plus de relief à la muflerie des autres ! Mentions spéciales à la mamie qui tient une épicerie perdue au bout de son village (qui nous a prodigué un cours sur la gestion des stocks que tous les branleurs sortis des écoles de commerce devraient apprendre ! Ainsi que leurs « enseignants » !) et la gamine délurée qui, entre deux coups de balai et de brouette, se plante au milieu de la route pour vanter l’artisanat de son tonton. Tonton qu’elle houspille consciencieusement d’ailleurs s’il ne se précipite pas assez vite à son gré ! Ça aurait été dommage de ne pas nous arrêter, c’est de toute beauté !

Et la conclusion du séjour à Nuku Hiva ? Oh à l’image du séjour : il nous a fallu quitter la chambre tôt, poireauter une heure en plein cagnard pour attendre notre taxi… piloté par la même avenante porte de prison. Qui réussit l’exploit de ne pas répondre… du tout !

Allez, ça me gonfle, je vous laisse regarder les photos prises pendant notre presque tour de l’île.

Les Marquises : De Ua Pou à Nuku Hiva à la nage.

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On aurait pu, mais on s’est dit que finalement il valait mieux prendre l’avion pour vous faire profiter en détail de toutes les turbulences… Zou, c’est parti :

Décollage de Ua Pou. Yesssssssssssssss, première étape réussie.

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En route pour Nuku Hiva. jusqu’ici tout va bien…

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Dis monsieur t’en as des boutons dis-donc.

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Ohlàlàdidontouscesboutons. Le gros rouge au milieu ça fait quoi si j’y touche ?

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Approche de Nuku Hiva. Bon, v’là la pluie maintenant.

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Allo papa tango charlie, répondez nous vous cherchons, dans le triangle des Bermuuuuuuuuudes !

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Terre, terre mon capitaine !

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Atterrissage à Nuku Hiva depuis le cockpit ! Mais sans l’odeur.

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Les Marquises : dernier jour à Ua Pou.

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Les meilleures choses, comme toujours, se croient obligées de faire une fin. C’est fatiguant. T’as pris tes aises et tes marques, t’es limite prêt à enfiler… des charentaises et tu te fais éjecter par le temps qui passe. Quelle connerie vraiment. C’est vrai quoi, ça te glisse insidieusement sur une pente de plus en plus rapide, un peu comme si le décor s’efface au fur et à mesure derrière toi. C’est vertigineux : tu veux te retourner sur quelque chose qui t’a accroché le coin de l’œil ben zob ! Le décor a déjà changé. T’as déjà du remarquer ça lectreuse (ceci est la contraction brevetée de lecteur et lectrice.) ?

Où j’en étais-je ? Sur quel fil divagué-je derechef ? Erre-je ? Nan, ce doit être le Muscadet. Frais, c’est psychédélique. Un peu comme le ciel qui se pare d’un rose à faire pâlir Barbara Cartland (t’as vu les lettres un peu ? Dis ? C’est pas de la référence de haute tenue ça ? T’en connais beaucoup des blogs où tu rencontres une telle culture sous-jacente ?)

Alors voilà. Ua Pou c’est fini, et dire que ce fut l’île de notre première manta. Ua Pou, c’est fini, je ne crois pas que nous y retournerons un jour. Avant de partir, nous allons voir de plus près la piste de notre envol de demain et poussons jusqu’à la baie des requins. Non ce n’est pas OuhAh- le-Striit, ni une colonie de banquiers. Comme son nom l’indique, il est risqué de s’y baigner… Sauf si tu as des vues sur un héritage, ou un divorce qui traîne un peu. Là, c’est toi qui vois lectreuse©.

Merci tout plein et même plus à Josette, Claude et Geoffrey pour leur accueil et leur disponibilité gentille…

Les Marquises : Ua Pou vue de la mer.

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L’océan est d’un calme rarement observé aux Marquises. Il semblerait donc que nous soyons vernis pour  cette escapade en mer. Le ciel est au diapason, l’île se pavane dans ses plus belles couleurs, les oiseaux dansent ou planent paisiblement, des dauphins nous font un bout de conduite… Ne manquent que le nectar et l’ambroisie.

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Les images se suffisent à elles-mêmes… Un grand merci à Geoffrey et Claude pour cette magnifique promenade autour d’une île splendide.

Marquises : prise de contact avec Ua Pou

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Nous retrouvons des amis, donc pas de mauvaises surprises ici ! :mrgreen: L’aéroport est à une vingtaine de minutes d’une route escarpée et plutôt défoncée, 4×4 de rigueur. L’île offre un visage très surprenant avec ses pics dressés vers le ciel. Ua Pou est à la fois la plus ancienne et la plus jeune île de l’archipel : une seconde poussée volcanique a eu pour effet de soulever de spectaculaires colonnes de basaltes que l’érosion n’a pas encore rabotées.

Nous passons par la pension pour y déposer nos affaires avant de faire un tour du village. L’église en pierre et bois est encore une fois étonnante. La chaire, taillée et sculptée dans un seul tronc d’arbre est magnifique…

Nous visitons ensuite un site sacré qui a été restauré pour le festival des Marquises en 2007. Par manque de : courage – budget – intérêt (?) le site glisse à nouveau dans l’oubli. La végétation repart voracement à l’assaut des pierres et constructions.

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