Récits, anecdotes et photos.

Petites histoires, trois fois rien. Ou plus, c’est selon.

Décollage pour la Nouvelle-Zélande !

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Ouiouiouiouiouiouioui ! Sans rire, c’est vraiment parti !!! C’est pas trop tôt, on sait. Je vous présente toutes mes confuses pour ce retard causé par des circonstances indépendantes de notre volonté : une bête rupture de faisceau. C’est ballot tout de même.  :mrgreen:

La Nouvelle-Zélande vue par…

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Robert, 18 ans de légion étrangère :

- Pas bon pour nous, je dis pas qu’on peut pas y aller, mais rester ça ce sera pas possible. Pas bon pour le moral. Non non. On a des traditions dans la légion, faut pas jouer avec que ça nous énerve après. Quoi les moutons ? On les a vus les moutons, même avec de la bonne volonté ça reste des moutons. Rien à voir avec les chèvres. Tradition. 

J.C., conducteur de Xantia, adepte de camping-car : 

- C’est quoi ce pays enfin ? Je fais dix mètres et l’autre il m’emplafonne ? Pis faut voir comment il m’a causé aussi, faut pas s’étonner après si on a le coup de boule facile… Faut pas s’étonner ! Je l’avais dit à Véro, faut pas me changer mes habitudes sous prétexte qu’on est à l’étranger : le J.C. il peut pas rouler à sec; il lui faut son carbure. Quoi la gauche ? Où ça la gauche ? Tu veux en tâter de ma gauche ? Dis !!!

Jules-Edouard, membre du Joe Bar Team :

- Z’attaquiez vous ? Passque moi,  j’attaquais pas.

Victor, nettoyeur :

- C’est quoi ce bordel ? 

Galette, opossum :

- Je sais pas ce qui s’est passé… Une grande lumière, un grand boum et me v’la éparpillé. Tout ça parce que 12 mètres plus loin la p’tite voisine se tenait sans bouger, le cul en l’air. C’est vrai que j’aurais du me méfier : elle avait plus sa tête. Pffffff, faut m’comprendre aussi : sa tête, hein, j’en avais pas l’utilité sur le moment… 

Géo Thairmie-Monam Our, private joke :

- Je suis le jeu de mot pénible. Y’en faut un. Alors je. Voilà. Désolé.

Nathalie S, touriste : 

- T’as pas vu ma culotte ?

Jean-Marie M, touriste aussi :

- Ben avec tous ces rugbymen je t’avais dis de faire gaffe à tes p’tites affaires ! Attends…T’as pas de culotte là ? Mouahaha! Viens voir un peu ici que j’t'en cause !

Dreadlock, Mérinos :

- What did you say ? Légion ? Ça va pas la tête ? On peut être mouton sans tout accepter non plus !!! La légion ne passera pas par moi !

 

Impromptu : l’origine d’un mot, le marcottage.

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Suite à une intervention de l’élève ringjm, l’élève MiB (aka Chaprot) et l’élève Raoul ont souligné l’étrangeté du mot marcottage. Devant l’avidité culturelle ici témoignée, il nous est apparu que nous ne pouvions faire autrement qu’étancher diligemment cette soif brûlante. 

Donc, voici.

Comme souvent, il convient de séparer le bon grain de l’ivraie : diverses sources prétendent à la délivrance de ce breuvage exaltant qu’est la culture. Nous nous attacherons, autant que faire se peut, à ne délivrer que des informations plausibles, dignes de foi et, par dessus tout, VERIFIABLES. L’approximation nébuleuse, cautère livide entachant de trop nombreux exposés, ne tavellera point ces lignes. Que passent leur chemin ces tristes histrions qui, pompeusement parés de titres ronflants, honteux apostèmes à la face de la connaissance, crieront à l’hérésie. 

Or donc, il appert que le mot qui nous occupe – marcottage – serait une contraction tout à fait récente. Au plus quelques décennies. Un chansonnier populaire occupait les ondes avec de lestes chansons que d’aucuns (et d’aucunes) trouvaient grivoises. Aujourd’hui, il n’y a plus vraiment de quoi fouetter un chat (encore que les chats émettent toujours de vigoureuses réserves à ce sujet), mais pour l’époque, la simple évocation de tels sujets… attirait des foudres variées sur qui y prêtait oreille complaisante. La scie était devenue si populaire que bien des malheureux furent surpris à siffloter innocemment, à fredonner sans y penser en arborant un sourire épanoui. S’ils étaient surpris, les pauvres s’exposaient alors à de sévères représailles domestiques qui se compliquaient d’un passage par le confessionnal ! Lieu obscur, dur aux rotules, sentant la poussière et la privation de plaisirs dominicaux… Là, recroquevillé sous le regard noyé d’ombre qu’aucun éclairagiste de cinéma ne sera jamais capable de reproduire, il fallait avouer ce qui avait suscité l’ire conjugale ou cléricale : on avait chantonné, siffloté, colporté la licencieuse rengaine !

Un triste jacques s’occupait ce jour-là dans son verger, fort marri de ce qui lui arrivait, gémissant après sa soupe qu’il mangeait froide, de sa couche qui ne l’était pas moins (encore qu’elle n’ait jamais été brûlante sinon c’est sûr qu’il n’aurait pas eu autant de plaisir à chantonner… ) mais enfin c’est quand même pas comme s’il avait été pris à caramboler la voisine… Euh, non, pas la voisine !

Et ne voilà t-il pas que, toute attristée du malheur qu’elle lui a causé la pauvrette, petite chanson innocente qui ne pensait pas à mal, à rien d’autre que de dire combien c’était joli; ne voilà t-il pas que la chansonnette se pique de devenir guillerette en rebondissant doucement d’abord dans sa tête, puis se met à rouler tout bas au fond de sa gorge, avant de faire vibrer les lèvres qui se mettent à sourire incontinent tandis que la tête bat la mesure et que les mains travaillent en rythme… Mais la chansonnette n’avait pas vu, ne pouvait pas savoir, occupée qu’elle était à consoler, que sortait de sa cure le gardien d’une morale compassée. Alerté par un parfum de gaieté, la noire cisaille de son pas découpait rageusement les rangées de fruitiers. Contrarié de la dissipation de ses ouailles, le cureton mâchonnait son prêche du dimanche à venir, passant en revue les gémonies qui résonneront sous la voûte de l’église.  Les épouvantails terrorisés agitaient leurs bras, essayant vainement d’alerter le croquant qui se laissait aller, tout prêt d’entonner le refrain à tue-tête !

La tragédie est en place, la scène est bucolique, éclairée par un soleil doux, l’herbe est fraîche et tentante du côté du paysan… L’orage gronde sous les pas du corbeau, les chaussures écrasent sans pitié les insectes qui bruissent et butinent, des fleurs agonisent dans l’ombre déployée de l’infernale soutane. Le choc va avoir lieu, rien ne peut sauver l’innocent, le refrain perle à ses lèvres, les mots vont tonitruer dans le silence ! Mais la chansonnette est épicurienne elle veut d’abord être dégustée, roulée sur la langue puis s’enfler seulement lorsqu’elle sera chargée de plaisir, pas avant. C’est une amante qui veut naître… 

Le refrain coule sur le murmure d’une petite rivière de plaisir, serpentant entre les images douces d’un chaton blotti dans un corsage… qui volent en éclats, éparpillées par une voix éraillée par des années de vin de messe et de vapeurs d’encens, de macérations honteuses et de litanies. Et la chansonnette, de surprise, se prend les vers dans la langue, trébuche pêle-mêle sur les dents et s’étale en oubliant quelques syllabes… et s’évanouit. Seul dans le vent résonne un nouveau mot, accouché d’une chanson et d’une tyrannie : le marcottage était né. 

Mais quelle était cette chanson me direz-vous ? Cherchez un peu, il y est question de chaton, de corsage… De croquant aussi. 

Et le noiraud alors que fit-il ? L’histoire ne nous en est pas parvenue, mais après tout, c’est sans importance non ? Tant que l’on a la chanson… 

:)

Rurutu : végétations et autres paysages.

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Je vais pas vous infliger encore une tartine de mots… J’ai pitié, ce sera mon cadeau de fin d’année : un billet avec rien que des images et pas de mots. Z’êtes content hein ? Je suis sûr que c’est le cas… Donnez vous du mal, pour des ingrats vous êtes certain de récupérer la monnaie ! :roll:
Allez, c’est pas grave, j’ai le cuir épais. J’vous aime bien quand même. :mrgreen:
J’en entends dans le fond dire que j’use d’artifice pour venir à bout de notre voyage ! C’est une exagération éhontée. C’est juste que je manque de temps pour finir de ciseler les textes impeccablement chiadés dont auxquels je vous ai mal habitués. Alors souffrez que j’en torchonne un avant de vous donner à nouveau de la confiture… :twisted:

Rurutu : Fruitiers, caféiers et parfums…

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Les Australes ont une réputation justifiée de grenier de la Polynésie. En continuant à sillonner l’île entre les averses, notre hôte nous fait découvrir les plantations d’arbres fruitiers. Un parfum puissant précède l’apparition des vergers et des plantations de café ! La vanille sauvage pousse partout. On met un moment à mettre un nom sur le parfum des caféiers : la fleur d’oranger ! Mais de la vigoureuse hein ! Rogntudju ! :wink:

Allez, pèle-mêle : des pommes-étoiles, des fruits de la passion, des litchis pas mûrs, des pomelos, des oranges, des mandarines, des corossols, pas des tomates, des mangues, du gingembre… Pour le bleu, ne cherchez pas Tintin, il s’agit simplement de marcottage. 

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