Articles taggés Chili
Ile de Pâques – Hanga Roa, Ana Te Pahu et Puna Pau
6La première visite avec guide est prévue pour 13h00. Nous faisons un tour dans le village à la découverte de l’artisanat local. La concurrence entre les femmes est féroce ! Les sculptures sont particulières à l’île de Pâques, les plumes de poules et de coq constituent l’ornement principal des costumes.
L’église est étonnante, pas seulement pas sa couleur ! Les statues mêlent le sacré et les représentations païennes. L’explication réside dans leur art.
Les rues, comme je vous le disais, sont pavées à la main avec des briques faites localement. Pour les avoir vu procéder, ils ont des dos à toute épreuve. D’ailleurs, contrairement à Tahiti, nous n’avons pas croisé d’obèses. Ni de MacDo…
« L’excursion » de l’après-midi nous emmène sur le premier des sites restaurés de Rapa Nui. Le guide (Richard ??? ) nous raconte l’histoire de ces titans jetés à bas lorsque la population s’est révoltée contre la caste des nobles.
Les moais sont érigés sur une plate-forme, dos à la mer. Ils contemplaient et veillaient ainsi le village qui s’étendait à leurs pieds. Nous apprenons incidemment que l’île ne compte pas de rivière. Il fallait aller chercher l’eau dans les cratères. Aujourd’hui un captage permet au village d’être alimenté.
Nous revenons vers Hanga-Roa à temps pour saisir la chute du soleil. Un peu trop rapide pourtant pour l’attraper derrière les moais…
Ce n’est qu’une sorte de prise de contact, une montée en puissance en somme ! Les sites les plus spectaculaires sont pour plus tard…
Ile de Pâques – Prise de contact.
11Mieux vaut tard que jamais…
Prise de contact avec le village de Hanga Roa et nos premiers Moais. Les tortues font la nique aux surfeurs, les chiens paressent, les touristes touristent, les rues montent et descendent… Des cavaliers font résonner les pavés sous le galop de leur monture, tandis que des taxis brinquebalent. Les voitures ici s’usent jusqu’à la corde. Point de ces immenses et inutiles pick-up qui ruinent Tahiti. Le véhicule est utilitaire, la circulation lente, détachée, les conducteurs stoppent au gré de leur besoin ou de leur envie de discussion.
De retour de l’île de Pâques.
11Alors là… Alors là je ne sais pas quoi dire. De peur d’être en dessous, de ne pas réussir à raconter la beauté, la magie, l’authenticité de cette terre qui a façonné un peuple extraordinaire. De la gentillesse et des sourires, des chiens étonnants, des tortues qui surfent…
Et les Moais. Colossaux, titanesques, surhumains, dont les orbites creuses donnent l’impression nostalgique de rêver immensément. Géants déchus, ils ont tant d’Histoire derrière eux qu’ils semblent contempler demain, s’en attrister peut-être. Ou nous plaindre. Sévères visages aux lèvres rivées et aux corps enfouis dans la terre, ancres mémorielles d’un peuple qui refuse de s’oublier. Qui, bien après les avoir jetées à bas, s’adosse aujourd’hui à leur aura.

