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Un bon chien vaut mieux que vingt trois tuent l’aura.

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- X-Ray, visionnaire : je savais pas, moi, qu’en leur coupant les couilles les baudruches se dégonflaient…

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Nous avons regardé un petit moment un match entre plusieurs équipes à Hanga Roa. Les chiens s’en donnent à cœur joie ! Et le plus étonnant c’est que pas un joueur n’esquisse un coup de pied ou geste de mauvaise humeur. Ils les ignorent tout simplement. Les animaux sont tous en bon état, les chiens nourris, non craintifs et aimant venir se promener avec les touristes ! Alors qu’à Tahiti la misère animale est sans nom…

Ile de Pâques : Bienvenudo à la Aldea Ceremonial de Orongo.

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IMG_3185 Faut que je vous traduise où ça ira ? C’est peut-être le site le plus spectaculaire de l’île de Pâques. La caldeira du volcan Orongo est presque intacte, remplie d’eau sur laquelle flottent des îlots de roseaux.
Le site a été restauré, les maisons cérémonielles sont si basses et si étroites qu’on ne parvient pas à s’imaginer y pénétrer.

Ce site sacré recevait la cérémonie de l’homme-oiseau. Annuellement un champion désigné par chaque clan devait accomplir une course terriblement dangereuse jusqu’à l’îlot situé en face. Les oiseaux viennent y nicher et les champions devaient se saisir d’un œuf et le ramener intact à leur chef de clan. Qui devenait ainsi pour un an le chef de tous les clans de l’île. Le film Rapa-Nui retrace assez fidèlement cette course auprès de laquelle le pire des iron-man ressemble à une parade du Crazy-Horse.

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Ile de Pâques : Ahu Te Pito Kura et Anakena.

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Cette pierre aurait été apportée par Hoto Matu’a. Magnétique, elle affole les boussoles, elle est aussi mystérieuse que toute l’île…

Puis nous allons vers le premier site de l’île. Celui ou Hotu Matu’a, le premier ancêtre a abordé avec ses compagnons. Les moais ont été redressés mais le site n’a pas été fouillé. On ignore donc ce qui se cache sous le sable.

Ile de Pâques : Tongariki.

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Je ne vais pas en faire des kilos. Les photos parlent d’elles-mêmes, ensuite c’est juste une question de sensibilité. Est-ce le Rano Raraku qui contemple les moais dressés face à lui ou l’inverse ? Au milieu, les touristes s’alignent à leur tour, comme par mimétisme, pour découvrir les pétroglyphes…

Impassibles, les chevaux paissent nonchalamment.

Ile de Pâques : Rano Raraku

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Avant de nous rendre au Rano Raraku, berceau de tous les moais de l’île, nous faisons halte à Ahu Akahanga. Il s’agit d’un site non encore restauré. Il est resté tel que la révolte des Pascuans l’a laissé. Les moais, brisés pour certains, gisent face contre terre, prosternés dans une expiation séculaire. Leurs coiffes (Pukao) sont là où elles ont roulé, protubérances rougeâtres au milieu de l’herbe et des pierres de lave.

Nous arrivons enfin sur le site le plus surprenant… Les moais émergent du sol, fichés ça et là, comme ballottés par une mer qui se gonfle. Certains plantés jusqu’au col, d’autres face contre terre, d’autres encore paraissent prêts à secouer la gangue qui les retient pour s’en extirper…   Quelques uns, inachevés, jouent aux gisants. Un colosse, le plus grand de tous (21 mètres, entre 170 et 190 tonnes), semble n’attendre qu’un signe pour se redresser.

La somme fantastique de travail que ces géants a représentée, habite le cratère. En être si proche semble réveiller la mémoire des sons qui l’ébranlaient : le choc des outils sur la pierre martyrisant les dos et les épaules sous le soleil brûlant ou la pluie battante, des chants, des cris, la souffrance et la fierté…

Tous les moais de l’île sont issus du cratère Rano Raraku. La distance parcourue pour les ériger sur leur Ahu (plate-forme cérémonielle) atteignait parfois 15 kilomètres. Personne ne sait encore comme cela a été réalisé, alors qu’il faut d’énormes grues pour relever des géants de 70 tonnes ! Des moais brisés sont restés là où ils sont tombés pendant leur déplacement. L’absence des yeux de corail blanc laisse penser qu’un tabou les frappait s’ils chutaient. Et que la mise en place de ces yeux, justement, faisait sans doute l’objet d’une cérémonie particulière sur le Ahu.

La face interne du cratère compte autant de statues. Personne ne sait à ce jour combien ont été sculptées, ni combien sont enfouies sous terre.

Un tiki se tient agenouillé à l’écart, énigme par sa forme inusitée et son origine, par son âge aussi que l’on pense aujourd’hui antérieur à celui des moais…  Au loin, derrière lui, on découvre  Tongariki.

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