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Alors, la Nouvelle-Zélande, c’était comment ?
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C’était bien ! Vraiment. Nous avons passé 14 jours sans réelles fausses notes. Est-ce que nous aurions pu faire mieux ? Sans doute, mais pour cela il aurait fallu que nous puissions y passer un peu plus de temps, c’est-à-dire faire le voyage en deux fois : un premier séjour dans l’île du Nord et un second pour l’île du Sud. Nous avons opté pour une formule unique. Et ne la regrettons pas. Évidemment, cela a représenté beaucoup de route. Mais pas une fois cela n’a pesé. Les paysages sont tellement rares que la route n’est qu’une promenade. Bon d’accord, le trajet pour les Milford Sound a été un peu fatigant pour cause de pluie… Mais c’est pinailler que de le dire.
Quels souvenirs allons-nous garder de ce voyage ? Avant tout un pays bien plus vaste que le mot « île » ne le représente. Des paysages d’une variété étonnante, des contrastes saisissants, une architecture que nous n’avions encore jamais vue, une propreté rigoureuse dans les agglomérations, grandes ou petites, un pays bien moins écologique que l’on veut bien nous le faire croire, une empreinte asiatique très surprenante, l’absence troublante des Maoris, un dynamisme touristique inépuisable, un accueil hôtelier parfois déroutant, une cuisine… heu ? Anglaise ? (Ah putain les « scallops », m’en remettrai pas de ce plat !), des vins qu’on peut se faire un peu de soucis, l’absence d’effort fait pour les touristes français, la mercantilisation de la moindre curiosité naturelle, la saveur des fruits (les fraises !) le coleslaw, la viande séchée « with garlic », la lavande… les cigales !!! Et par dessus tout une impression de vacances, de dépaysement, de repos… Et de reviens-y. (Lire la suite…)
La Nouvelle-Zélande.
4Je vais pas vous en faire une tartine. D’autres s’en sont chargés bien mieux que je ne saurais le faire. Suivez le lien si vous voulez vous instruire. Au passage, ça ne vous fera pas de mal.
Voilà, le bon vieux coup de griffes défoulatoir gratis, c’est fait. Maintenant, passons à la suite.
La Nouvelle-Zélande c’est bien, mangez-en. Quoi ? C’est pas assez explicite ?
Bon alors c’est un pays où l’on moule à gaufre. Non cépassa. Où l’on fauche à Lourdes. Cépassuilànonpus. Flûte. Où l’on fourche à l’aube ? Bref ils ne parlent pas comme nous, en plus ils ne comprennent pas quand on parle comme eux. Va falloir qu’ils fassent un effort : ne pas causer le Bracame c’est rédhibitoire. Et pis leurs bagnoles les gars, elles sont drôlement bizarres les gars…
Ah pis je vais pulvériser une fausse réputation : c’est pas les rois de l’écologie. Ou alors à grands coups de tatanes dans sa gueule. Au minimum. Ça, les rues sont propres : pas une merde sur les trottoirs ! Par contre des bagnoles qui t’assèchent un puits de pétrole en moins de deux, des paysages où la main de l’homme laisse bien traîner ses crampons, des rivières brassées par des moteurs fulgurants, des marquages au sol remplacés par tout ce qui porte plume ou poil, essentiellement des opossums d’ailleurs. A ce sujet, puisque c’est un nuisible on est encouragé à participer à l’effort écologique qui consiste à en écraser le plus possible. Dans le doute écrasez tout, le tri c’est pour plus tard. Ceci dit, pour être honnête, force est de constater que ces bestioles font un carnage. Comme les chats sauvages et les petits mustélidés. Et tout ça parce que l’anglais chasse: il lui fallait donc des lapins. Mais pas de prédateurs, et les lapins, ben ça copule, pis ça grouille, donc on introduit un prédateur… etc. Et la faune endémique est devenue un plat de choix pour les-dit prédateurs. En fait je sais ce qui m’a gonflé : c’est que partout, tout soit traduit, en anglais d’angleterre, chinois, japonais, coréen, allemand. Mais le français peut se brosser ! C’est pas demain qu’il y aura un rainbow au-dessus du warrior…
Et sinon ? Ben on s’est régalés ! Des paysages que t’en finirais plus de les raconter, des villes hors du temps, d’autres rongées par les abcès du modernisme. D’autres encore défigurées par des amalgames ahurissants… Mais partout des espaces immenses et des aperçus fugaces d’une nature sauvage et ombrageuse.

