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Il pleut. Beaucoup même. Mais grâce à cela la végétation reste luxuriante. Et ne s’embrase pas à la moindre étincelle! Et cela permet de surprendre de somptueux arc-en-ciel à se mirer dans l’eau du lagon.

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Une heure de promenade en bateau pour une seconde visite à l’île-sœur. Profitant d’un moment d’inattention, Nathalie me tire le portrait en loucedé. Cette fois-ci, nous rencontrons des paysages déroutants, offrant un parfum de Normandie. Nous profitons du magnifique lagon et rencontrons des poissons aussi étonnants que le poisson-coffre.

Je me fais une petite “chaleur” en surprenant du coin de l’œil un poisson trop gros pour être honnête. Juste à la limite de vision, une impression fugace de fluidité rapide, d’aisance nonchalante qui ne peut être que qu’inquiétante. Je ne cherche pas à savoir s’il s’agit d’un Barracuda (BA-RA-CU-DAH’) ou d’un requin (’nous faudrait un plus gros bateau). Y’a des dents plein la gueule de ces bestiaux-là. De mon coté, j’ai des parties charnues qui ne demandent qu’à tenter un râtelier de cet acabit! Et puis, avant de me laisser mordiller les fesses, il me faut un certain degré d’intimité. Ma mère, au prix d’une éducation sans faille et vigoureuse, me l’a assez répété: “on ne se laisse pas mordre les fesses par n’importe qui !!!” Ou quoi en l’occurrence. De plus, comme je la connais, Nathalie aurait sûrement des restrictions à émettre.

Vous comprendrez aisément que j’ai fait fait passer mon envie d’en découdre dans un splendide demi-tour parfaitement exécuté.

Tiens ? C’est bizarre, pourquoi j’avance pas ? J’avais pas remarqué ce courant à l’aller. Faudrait que je pense à inventer le caleçon à hélice. Et pis fiable hein! Parce que sinon tu entres dans l’eau façon John Wayne et tu ressors façon Albin. A réaction alors ? Mais bon, si le machin est mal fixé, je te raconte pas le suppositoire. C’est pas bon non plus. Et ce con de Flipper hein ? Il est ou ? Ca fait le malin à la téloche, que je te sauve la blonde à flotteurs en couinant, que je te fait des pirouettes en ricanant comme une saucisse cuite dans une choucroute, mais quand il s’agit de venir montrer ce qu’on sait faire pour de bon, plus personne! Sardine obèse!

Obèse ? La grosse qui se prenait pour Esther Williams en dérivant comme une baleine morte devant un scientifique japonais. Voilà une idée: proposer un menu différent, du coup mes jolies parties pas si charnues que ça finalement paraîtrons efflanquées…

Ou elle est ? Et je suis ou là ?

La vache! Encore un peu je creusais une tranchée dans la plage. Bon, mon gars, on respire et on se la joue nonchalant. Tu vires tes palmes, tu craches ton tuba, tu gicles ton masque et tu sors de l’eau. Tranquille, dé-con-tra-cté…

Surtout que ma chère et tendre me regarde bizarrement en m’apportant une serviette

“Euh ? Dis-moi, j’ai un doute là. Tu n’avais pas un caleçon tout à l’heure ?”

“…”

Des bretelles. Finalement c’est des bretelles qu’y faut.

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L’île sœur… Depuis notre arrivée au fenua (pays) elle nous observe face à notre terrasse. Semblant minauder en se refusant à paraitre sans sa coiffe de nuages, elle se pare de coucher de soleil flamboyants avant de disparaitre dans la nuit. Un paysage préservé, beaucoup moins urbanisé. Quelques hôtels bien-sûr, mais fondus dans le paysage. Des Lagons si transparents que les poissons se prennent pour des oiseaux… Et des paysages somptueux, propices à des rêves de Robinson.

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