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Nouvelle-Calédonie : retour vers Nouméa.
2Les meilleures choses se terminent. Nous quittons Hienghène pour nous appuyer notre plus longue étape. Nous passerons une dernière nuit à Nouméa avant de prendre l’avion du retour.
La voiture est couverte de la poussière des pistes ! Nous découvrons au hasard de la route une autre rareté végétale propre à la Nouvelle-Calédonie : la fougère arborescente.
La fatigue se fait un peu sentir, nous ne trainons pas trop et nous voulons découvrir la ville de nuit. La première impression se confirme : les magasins, les restaurants, bref on a une fois encore le sentiment d’être sur la Côte…
On se trouve un p’tit restau sympa avant de tenter un triple salto avec vrille incurvée en soleil sur triple axel démultiplié entre nos draps.
Nouvelle-Calédonie : la poule, le sphinx, Hienghène.
10Traversière vers Hienghène : le paysage change, ressemble plus à ce que l’on a l’habitude de voir en Polynésie. Les églises sont magnifiques, les routes bordées d’une multitudes d’échoppes où sont proposés des coquillages (bénitiers, cinq doigts,porcelaines… ) ou des sculptures en pierre à savon. La confiance est de mise. Si l’un ou l’autre objet vous plaît, il suffit de laisser la somme demandée. Les vendeurs sont occupés ailleurs !
Nouvelle-Calédonie : le cœur de Voh.
5On s’est levé tout frétillant à l’idée de contempler enfin cet endroit magique. Faut dire que Yann Arthus-Bertrand nous en avait mis plein les mirettes ! On s’était fait le film, j’avais déjà les photos plein la tête. Je ne me rappelle pas avoir été excité comme ça à l’idée de découvrir un paysage. La chair de poule ! Quasi ! C’était même pas la peine de démarrer le 4×4, je l’aurais tiré à rendre neurasthénique une meute de huskies.
On attaque la montagne, incrédule je vois des piétons s’appuyer la pente vertigineuse d’une rando de 5 heures !
A mesure que nous nous élevons, l’excitation croît… (Lire la suite…)
Nouvelle-Calédonie : Sarraméa
0L’hôtel était réservé et on avait une vague idée de sa localisation. On avait bien été averti: il aurait été préférable d’arriver avant dix-huit heures! Mais on a traîné un peu… Bref, la nuit tombe vite et le chemin n’est pas forcément indiqué ! En prime on se fait une jolie chaleur : les routes sont en bon état, mais elles enjambent bon nombre de rivières. Elles se contentent d’ailleurs de les enjamber ! Pas de parapets, à peine une bordure. Ce qui fait qu’au détour d’un virage, on se retrouve sur une étroite bande d’asphalte franchissant une rivière suffisamment profonde pour causer du tracas si l’on passe un peu trop à gauche ou à droite !
Avertis, on lève encore un peu plus le pied. Il fait noir comme dans le cul d’un loup, toujours pas de panneaux à l’horizon. C’est pas qu’on soit inquiets, mais il ne manquerait plus que nous croisions David Vincent à la recherche d’une route que jamais il ne trouva… (Lire la suite…)
Nouvelle-Calédonie : Nouméa.
4Après un vol ponctué de quelques malotrus, de ceux qui ont l’incroyable capacité de faire paraître un voyage deux fois plus long qu’il ne l’est en réalité, l’atterrissage s’apparente au soulagement que je ressentais, jadis, en quittant mes « habits du dimanche » à l’issue de la messe ! C’est vous dire…
Réprimant le berserk qui rugissait au bout de mes nerfs, je m’étonne une fois de plus de la précipitation qui agglutine les passagers vers des portes closes ! Des nez rencontrent des coudes qui trainaient là, des orteils s’égarent sous différentes péniches, des effluves, libérés par des aisselles ravies, chutent des coffres à bagages sauvagement étripés. Je soupçonne le personnel naviguant de savourer ce petit moment de pouvoir, avion immobile, moteurs coupés, température grimpant dans la presse qui s’empile… La main sur la porte, une étincelle que je suppute sarcastique dans l’œil. Il y a de l’instit’ dans cette attente : « en rang, vous sortirez seulement lorsque j’aurai le silence ! ». (Lire la suite…)