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Jusqu’ici je trouvais l’océan plutôt calme. Presque trop… pacifique. (Ouais je sais… Ne m’accablez pas. Dès fois je ne sais pas résister à l’attrait du jeu de mot facile, un peu pénible. On ne se refait pas. C’est trop tard. Ou j’en étais déjà ? )
Ah oui, les vagues!
Eh bien ce coup-là on ne peut pas dire qu’il était endormi l’océan. Le gros dos qu’il nous faisait! Et vas-y que je te claque des grandes baffes sur le récif, que je t’envoies des remous griffer la plage, brasser le sable en se débarrassant au passage de quelques pneus!
L’eau, opaque, n’incitait pas à la baignade. Même les poissons devaient avoir le mal de mer. Le vent jouait sa partition en se fichant comme d’une guigne des brushings aventureux. Le sable était heureusement trop mouillé pour voler, ou alors en pâté.
Marcher sur la plage relevait de la gageure, tant l’eau semblait s’agripper comme des tentacules autour des chevilles, faisant fondre le sable sous les pieds pour mieux faire trébucher l’impudent qui osait la braver.
Le temps de faire quelques photos, j’ai bien tenté de me faire oublier, plaqué contre le muret. Mais j’t'en fiche! Il a fallu battre en retraite pour éviter le plongeon fatal au numérique! C’est à croire que les vagues avaient décidé de me faire déguerpir.

Dommage de ne pas avoir pu approcher du récif. Les rouleaux étaient de toute beauté.

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Y’a des jours comme ça… Tu te lèves sans rien demander à personne, content de te réveiller, il fait beau, la saison des pluies touche à sa fin. Moorea semble flotter au milieu d’un ciel d’azur, des bateaux dessinent des arabesques…
Et puis tu commets l’erreur: tu vas au lagon! Et là tu te prélasses, façon nabab, sur une plage immense presque déserte. Tu nages au milieu de poissons qui ignorent ce qu’est une assiette de sushi, tu bouquines, tu te fais rôtir à faire pâlir un homard. Les gens passent avec de grands sourires, les enfants courent et batifolent avec des bananes comack… Pas d’autre bruit que celui des vagues qui viennent s’éparpiller sur le récif. Les pailles-en-queue glissent dans le ciel, étonnants de grâce immaculée…
Non vraiment, j’vous jure, des fois: on a honte.

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