Ben en voilà !!! Pis de la belle hein ! Gracieuse et rebondie en toute liberté… Tout petit détail : une méga tempête la veille a furieusement brassé les eaux du lagon. Avec pour conséquence, de limiter la visibilité au bout de notre nez. C’est plus pratique pour renifler, mais plus angoissant aussi : on ne sait pas toujours très bien ou on va le fourrer.

La plongée n’est pas très profonde, nous ne serons que trois dans la palanquée et l’endroit est assez calme. Depuis la surface, on aperçoit les raies tourner autour de patates de corail habitées pas des poissons nettoyeurs. Notre guide prodigue ses recommandations : pas question de nous approcher trop ni de tenter de toucher les animaux… et nous nous mettons à l’eau.

Va falloir se coller aux fesses si on ne veut pas se perdre ! Mince, moi qui rêvais de grand bleu claquant avec un ballet de raies au milieu… C’est pas pour ce coup-ci. Mais à l’approche de la première patate, lorsque la première raie surgit du flou pour nous frôler, je vous jure que je n’avais jamais connu ce que j’ai ressenti alors. Les baleines étaient une énorme émotion, mais être dans l’eau pour voir évoluer si majestueusement ces animaux, si près, si nonchalants…

Une petite pointe de frousse me taquine doucettement l’épigastre à l’idée que n’importe quoi d’autre qu’une raie peut apparaître !

Une pastenague rase le fond tandis qu’un rémora nous fait un brin de conduite. Il arrive parfois que ces poissons cherchent à se fixer sur une palme ou une bouteille…

La plongée ne dure pas très longtemps, la visibilité devient si problématique que nous risquons de nous perdre. Mais c’est juste un avant-goût : pas question pou moi de quitter la Polynésie sans avoir approché les mantas de nouveau…

Pour vous donner une idée de la visibilité et de la nage du rémora…

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