Posts Tagged “Tuamotu”

Hélas… Alors là séjour comme on les aime : pas de fausses notes, tout aux p’tits oignons. Le panard, quasi. L’hôtel est parfait et nous laisse gracieusement disposer de la chambre jusqu’à notre départ.

Pas de plongée aujourd’hui, c’est incompatible avec l’avion que l’on doit prendre cet après-midi. On va dire au revoir aux pitits poissons. Qui n’en ont manifestement rien à foutre les ingrats !

Fakarava fait assaut de séduction ce matin et nous offre ses plus belles couleurs.

Et, comme pour atténuer nos regrets, le ciel se couvre et arrose copieusement notre départ. Nous disposons de notre Jet aujourd’hui, le vol sera confortable et sans voisins… Qu’il est bon parfois de prendre un peu de hauteur pour contempler la plèbe.

peace:

Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.

Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.

Comments 8 commentaires »

IMG_1884Là c’est du sérieux. Le bateau nous lâche dans l’océan par courant rentrant et la plongée se fait en dérive jusque dans le lagon. Le but du jeu est de descendre le plus rapidement possible afin de ne pas être écarté du reste de la palanquée. La mise à l’eau se fait dans le bleu. Aucun autre repère que les autres plongeurs… C’est assez impressionnant. Nous ne sommes que quatre, ce qui nous permet de plonger en binôme. Heureusement, parce qu’à cinq mètres, j’ai les oreilles qui se mettent à carillonner. Le temps de compenser et nous reprenons la descente…

Il faut nous rapprocher le plus possible du fond afin de résister au courant. C’est là que l’expérience me fait un peu défaut : j’ai du mal à réguler mes respirations pour ne pas trop gonfler mes poumons. Le moniteur ne tenait pas à ce que je fasse cette plongée avec l’APN, je comprends pourquoi : j’ai déjà bien assez à faire sans en plus m’occuper des photos ! C’est grâce à Rémy, qui a bien voulu s’en charger, que vous profitez de ces photos. Merci à lui. Pour ça et pour sa patience à mon côté. Nous continuons à glisser le long du tombant, le moniteur dérive sur le dos avec une facilité agaçante tandis que je bataille pour ne pas me faire emporter… Encore une fois, j’ai oublié de vider mes poumons ! Et un thon me regarde d’un œil glauque…

Une petite pause dans un canyon abrité du courant nous permet de profiter des bancs de poissons qui restent dans le courant : becs de cane, tamourés, perches pagaies, napoléons, requins gris.

Les bouteilles se vident, nous reprenons la dérive pour franchir la passe. Il va falloir que nous finissions sur les réserves et même en duo sur les bouteilles du mono et de Rémy, bien plus économes que nous… Je suis rompu et les paliers sont les bienvenus. Rémy remonte vers nous en gesticulant, manifestement, il a croisé quelque grosse bestiole : un grand marteau nous dira-t-il hors de l’eau. Pas de bol, le requin a fait demi-tour dès qu’il l’a jugé non comestible. Un rémora solitaire décide de nous faire un brin de conduite à l’affût d’une palme accueillante.

La partie la plus difficile maintenant : sortir de l’eau pour regagner le bateau. Les vagues sont grosses et frappent vigoureusement l’arrière de l’embarcation, il faut arriver à sortir juste à temps pour éviter de se faire écrabouiller contre l’échelle et le moteur. Nous retirons stabilisateurs et bouteilles, surtout pas les masques ni les palmes… et jouons au yoyo ! C’est incroyable comment, depuis l’eau, un bateau pas très grand peut se transformer en immeuble de douze étages. Au moins. Allez je compte les vagues, attends la troisième, biche l’échelle, rate une marche et me fait écraser la tête contre le moteur par une sournoise qui m’arrive dans le dos. Heureusement que le pilote me tend la main, je crois que je serais reparti à la baille sinon !

Il semble que les conditions soient difficiles, les autres ont beaucoup de mal aussi à remonter. Le moins sportif n’étant pas de sortir les bouteilles de l’eau… Une averse bienvenue vient nous rincer, des morceaux de coco circulent, je reprends mon souffle… Carbonisé ! Je suis carbonisé et sur un nuage !

Oh les mecs ! je me suis fait la dérivante de Fakarava ! Moi, un p’tit gars de Lezey ! Non mais vous vous rendez compte ?

Comments 9 commentaires »

Première plongée de la journée : passe nord de Fakarava côté lagon. La moins compliquée des deux plongées qui m’attendent aujourd’hui. Cette passe, Garuae, est la plus grande de Polynésie avec 1600 mètres de largeur. J’essaie de ne rien oublier de ce que le moniteur vient de me dire, c’est une répétition avant le grand saut de l’après-midi…

Le tombant est vertigineux, les requins gris maraudent en périphérie de la palanquée. Les napoléons débonnaires nous ignorent, les balistes bleus précèdent leur queue au milieu des becs-de-cane. Des bancs serrés de perches pagaies virevoltent dans le courant.

Comments 10 commentaires »

Le ciel est un peu couvert, le lagon est là aussi agité mais la visibilité est meilleure. Le lagon est peuplé, bien plus qu’à Tahiti ! Ça va être l’occasion de passer enfin ce fichu niveau 1 ! Mes oreilles me laissent tranquille et avoir sur son carnet de plongée Fakarava, croyez-moi, ça va le faire !!!

Pas de photo de cette première plongée, le moniteur ne tenait pas à l’APN pendant les tests d’aptitude. On a compensé dans les suivantes. Dommage, parce qu’il y avait du monde sous l’eau, une énorme murène m’a fait les yeux doux pendant qu’on jouait à retirer masque et détendeur… Même si elle donnait l’impression de se payer ma tête, je l’ai ce niveau 1 !!! Prochaines plongées : la passe nord. Et j’ai comme une toute petite pointe d’anxiété à l’idée de la dérivante…

Profitez du lagon, c’est plus calme !  A demain.

Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.

Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.

Comments 11 commentaires »

Fakarava est le second plus grand atoll de Polynésie, juste après Rangiroa. Il fait partie des sept atolls classé réserves de la Biosphère par l’UNESCO et est aujourd’hui unanimement reconnu pour la plongée sous-marine, à l’instar de … Rangiroa.

C’est un saut de puce en avion. Saut qui nous permet de survoler encore une fois le magnifique lagon bleu de… Rangiroa !

Mais avant de quitter Tikehau, Nathalie profite (matinalement, il n’est pas encore six heures) une dernière fois du lagon qui s’étend à nos pieds. Les poissons viennent lui faire un brin de causette et le soleil fait des promesses qu’il ne tiendra pas…

Comments 5 commentaires »

Valid XHTML 1.0 Strict