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Ce qui me manque.

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Ce qui me manque.

PRATIQUER l’aquagym avec ma copine Trini, c’était toujours un bon moment de détente et de « rigolade ».
PALMER dans la Méditerranée avec mes copines Trini, Corinne et parfois Nathalie ! Ici j’ai ajouté le masque et le tuba à ma panoplie ! Pas pour frimer juste parce que je n’ai plus mes copines pour discuter !
ALLER au théâtre avec ma copine Trini. Ben oui, il nous arrivait aussi de nous cultiver ! Et même plusieurs fois dans l’année ! Et puis c’était l’occasion de retrouver les anciens des Coteaux, ou quelqu’un d’autre… Trini a toujours une connaissance partout où elle va !
MANGER à la brasserie du Cannet avec mes copines Françoise et Nathalie : presque toujours des « tranches de vie » !
SAVOURER les petits plats préparés par Nathalie quand elle décidait de les « mettre dans les grands » toujours délicieux et toujours très arrosés….Pas raisonnable de reprendre la voiture….
SE RETROUVER chez Françoise et Stan autour d’une grande table, ou chez Corinne quand elle préparait avec ses petites mains sa « salade de la mort qui tue », ou chez Trini pour sa tajine de veau ou sa paëlla…
PARTAGER notre samedi avec Jean-Michel et quelques fois avec Corinne ou Nathalie. Une partie de tennis, un apéro « garni » ( ah les délicieuses petites cochonneries ramenées par Jean-Michel… ) et un petit repas mitonné avec amour: la recette d’une excellente journée. Qui a parlé de calories ?!
AVOIR PERDU ma coiffeuse attitrée… Difficile de trouver un bon peigne !
DEJEUNER le week end sans pain frais, en fait sans pain du tout ! Ici, on ne sait pas faire du pain, c’est sûr ! Je rêve d’une banette bien craquante…
MANGER de tout : les repas sont finalement très peu variés car on ne trouve pas tout le temps de tout et de toute façon, bien des denrées sont inabordables et surtout pas terribles… le fromage notamment !
SAISIR mes notes via internet, c’était bien confortable ! Ici, retour à la disquette !

Voilà pour l’heure et un peu selon l’humeur. Ah si un truc encore : plus haut, je glisse qu’une troisième chambre est réservée aux invités. Faut-il le mettre en gras ?  :wink: 

Ce que j’aime moins.

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Ce que j’aime moins.

PARTAGER mon espace avec une foultitude de bêtes : des qui volent, des qui rampent, des qui piquent, des qui laissent des crottes partout, des qui construisent leurs nids, des qui tissent, des qui tombent dans les assiettes…Vous l’aurez compris, cette compagnie-là n’est pas à mon goût et ne le deviendra pas, qu’on se le dise !
SUBIR la saison des pluies. Pourtant, j’étais au courant ! Rien à faire, il faut la vivre pour le croire ! Elle me semble interminable, tu m’étonnes que tout soit vert ici ! Pas de chômage chez le jardinier !
M’EPILER ! La croissance du poil est surmultipliée en zone tropicale ! Affreux !
PORTER les tongs quand il pleut ou l’art de se crotter jusqu’en haut du dos !
METTRE tous les aliments dans le régrigérateur : farine, sucre, riz, pâtes… tout je vous dis !
COMMENCER les cours à 6h 45, y’a pas à dire, c’est tôt ! Surtout que pour être à l’heure, il faut quitter l’appartement ( situé à une douzaine de km du lycée ….) à 6h et donc mettre le réveil à ….. 5h !!
PRENDRE LA VOITURE et se retrouver inévitablement dans de monstrueux embouteillages. Une seule route et des milliers de voitures ! Très pénible ! Ici, on passe énormément de temps dans son véhicule.
CONSTATER le degré de pollution : tout simplement effarant ! Pollution de l’air, de la terre et de l’eau… La Polynésie commence seulement à prendre conscience de la nécessité de préserver son environnement !
VOIR LA MISERE ANIMALE. Les chiens faméliques et malades errent partout, je ne m’y habituerai pas non plus.
ATTRAPER des maux de gorge à cause des climatisations réglées bien trop basses par rapport à la température extérieure ! Bonjour les chocs thermiques ! Quand un polynésien attend dans sa voiture, il le fait moteur en marche, vitres fermées et clim’ à fond ! Je vous ai déjà parlé de la pollution ?…
TRAVAILLER dans un lycée qui ne pourra jamais prétendre au titre de «plus beau lycée du monde» ( petit clin d’oeil que seuls les collègues des Coteaux comprendront, désolée pour les autres.. ) à moins d’un miracle. Sa structure est très dégradée, ses salles de classe plus que rudimentaires et sales ( j’use et j’abuse de lingettes antibactériennes ) et il est préférable d’éviter ses WC ! Quant au «matériel » mis à la disposition des professeurs, on peut dire que c’est presque une insulte à notre métier!
ETRE TUTOYÉE par les élèves. Pratique peu surprenante ici car le tutoiement est de rigueur. Pourtant,il permet aux élèves bien des familiarités et bien des écarts…

A suivre : Ce qui me manque.

Ce que j’aime.

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Est-ce déjà l’heure de faire un petit bilan ? Il semble que oui….

Ce que j’aime.

VIVRE DANS UN GRAND APPARTEMENT. Disposer d’espace, y’a pas à dire, c’est cool ! On peut même bouder chacun dans sa chambre ! En fait la 3° chambre attend des amis… mais pour l’instant, on en fait ce qu’on veut !
JOUIR D’UNE VUE IMPRENABLE sur le lagon, l’océan et Moorea. Pas toujours « dégagée » , mais magnifique, je ne m’en lasse pas. Chaque coucher de soleil raconte une histoire.
AVOIR RENDU LA LIBERTE A MES PIEDS. Enfin heu-reux ! A peine une tong chacun quelques heures par jour…. Le pied quoi !
MULTIPLIER LES PAREOS dans ma garde-robe : seul vêtement totalement et définitivement in-dis-pen-sa-ble ! Même mes hommes le portent !
GARDER LE TEINT HALE toute l’année, et oui ! Il m’en reste encore un peu de mon «capital soleil»! Et j’en profite! Tant pis si cela fait de moi une petite vieille fripée !
DEPENSER LES PRIMES accordées par l’état pour côtoyer baleines et dauphins, nager parmi les poissons du lagon, accéder à d’autres horizons et être dans « la carte postale » !
FINIR LES COURS A 16H. C’est sûr, pour cela, il faut commencer plus tôt le matin…mais ainsi on profite vraiment de ses fins de journée.
DEGUSTER le poisson cru à la tahitienne, un régal facile à préparer. Allez, je ne suis pas une ingrate :
– du thon bien frais débité en petits tronçons copieusement imprégnés de jus de citron vert
– des crudités ( tomates, concombres et oignons rouges ) émincées
– le tout arrosé de lait de coco et servi très frais
MANGER de l’ananas, des mangues, des pomelos, des ramboutans…. Juré ! Les fruits n’ont pas la même saveur ici ! Et pourtant, ils sont loin d’avoir le label « bio »!
POUVOIR m’offrir un chauffeur : un luxe et un bonheur de chaque jour ! Merci mon amoureux.

A suivre : Ce que j’aime moins.

Il y a un an.

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Ben oui. Déjà un an.

Il y a un an, nous avions terminé des adieux, prétextes à bacchanales qui donnaient à notre foie l’envie de prendre l’avion tout seul et en avance.

Il y a un an, le dernier visage ami vu en terre de France était celui de Jean-Michel. Bien que nous nous en défendions, une boule d’angoisse nous étreignait. Nous étions bien loin de la certitude d’avoir fait un choix judicieux. Non pas que ce soit le cas encore aujourd’hui ! Pourtant, nous sommes convaincus d’avoir fait ce que nous devions. En quelque sorte, nous avons pris nos marques.

Alors un bilan de cette année ? Agitée, tumultueuse, compliquée, stressante, éprouvante, parfois affreuse, terriblement solitaire quelquefois.

Mais aussi enrichissante, pleine de découvertes, de nouveaux horizons, de nouveaux visages, de voyages, d’images, d’odeurs, d’apprentissages, de remises en questions, de perspectives, d’ouverture, de possibles…

En une année, nous avons plus voyagé que jusqu’alors. Mis le doigt (et le reste ! Faites pas attention, c’est mon côté bouffon qui se manifeste.) dans des océans espérés. Posé le pied ( et le reste ! Il est lourd parfois je sais.) sur des sables d’images. Nagé avec des poissons (ouais ben tu les as bouffés aussi ! Tiens, lui c’est mon côté accusateur. Faites pas attention non plus. Lui, il manque de constance.) que des pénibles ne rêvent que de mettre en aquarium. Rencontré une culture inattendue que d’autres pénibles ont abimée. Hélas constaté que les pourris en politique ne sont pas seulement l’apanage des grands pays, les grandes écoles veillent au grain et continueront longtemps à en produire !

Je vais pas continuer plus longtemps. Je laisse le clavier à Nathalie pour son premier billet

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